Deutsche Bank parle fusion avec Commerzbank

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(Crédits : Ralph Orlowski)
D'après la presse allemande, la première banque allemande aurait accepté de discuter avec Commerzbank dans la perspective d'une fusion. Le gouvernement pousse depuis plusieurs mois à ce rapprochement.

La direction de Deutsche Bank, première banque allemande, a décidé d'entamer des discussions avec Commerzbank pour étudier une possible fusion, comme le souhaite ardemment le gouvernement, affirme le journal Welt am Sonntag samedi.

Citant des sources financières, le quotidien conservateur, dans son édition à paraître dimanche, précise que "des premiers contacts non officiels ont déjà eu lieu en très petits comités".

Mais les discussions ne sont pas suffisamment "avancées pour devoir faire l'objet d'une annonce publique", assure-t-il.

Depuis des mois, les rumeurs vont bon train sur un mariage entre les deux grandes banques privées francfortoises, encouragé en coulisse par le gouvernement de coalition d'Angela Merkel.

Des rumeurs non commentées

Les spéculations sont "compréhensibles" mais "je ne vais pas y participer", avait fait savoir le patron de Commerzbank, Martin Zielke, lors de la présentation des résultats annuels mi février. Deutsche Bank refuse aussi systématiquement de les commenter.

L'exécutif berlinois veut aller vite et exige une décision dans les semaines à venir, affirment de leur côté les sources citées par Welt am Sonntag.

Le gouvernement craint l'émergence, après les élections européennes de la fin mai, de nouvelles majorités susceptibles de bloquer un tel projet.

Et il redoute aussi que Commerzbank, dont la rentabilité a fondu en Bourse, ne devienne la proie d'un groupe étranger.

L'Etat détient encore quelque 15% du capital de la banque qui, même si elle dégage désormais des bénéfices, ne s'est jamais totalement remise de la crise bancaire de 2008 puis de l'absorption de sa rivale Dresdner Bank, et enchaîne depuis les restructurations.

Sur le papier, un mariage entre les deux banques donnerait naissance à un mastodonte pesant près de 2.000 milliards d'euros d'actifs, comparable à BNP Paribas.

Pourtant une telle union, envisagée depuis des années sans jamais se matérialiser, suscite un enthousiasme pour le moins limité dans les milieux financiers, étant donné la faiblesse actuelles des deux établissements en matière de rentabilité et de fonds propres.

"Deux porteurs de béquilles réunis ne font pas un sprinter", avait récemment ironisé Markus Kienle, avocat représentant l'association d'actionnaires minoritaires SdK.

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Commentaires
a écrit le 12/03/2019 à 8:29 :
bruxelles doit dire non a la fusion des banques allemande
et impose une autre banque europeene
a écrit le 10/03/2019 à 16:15 :
" les deux banques donnerait naissance à un mastodonte pesant près de 2.000 milliards d'euros "

En parlant de mastodonte à quelle hauteur est exposé Deutsche Bank sur les produits dérivés planqué dans son hors bilan ?
Le cours boursier de la Deutsche Bank depuis 2008 ressemble étrangement à celui de la Lehman Brothers, même fin à prévoir ?
a écrit le 10/03/2019 à 13:27 :
Comment faire disparaitre discrètement les maillons faibles avant que cela ne casse! Et permettre, pas la suite, de dissoudre le tout dans d'autre banque européenne au nom du nouveau euro-nationalisme!
a écrit le 10/03/2019 à 9:08 :
Une fusion surveillée de près par les américains certainement puisque les allemands qui ont fait n'importe quoi jusqu'à présent sont obligés d'être sous haute surveillance.

Sinon quelqu'un a entendu Merkel ces derniers temps ?
a écrit le 09/03/2019 à 18:59 :
Faiblesse en rentabilité oui, en fonds propres non. Mais expertises tant à CBK que chez DB trop faibles! Les banques allemandes ont vécu sur une économie allemande forte, et n'ont pas su évoluer..
a écrit le 09/03/2019 à 16:03 :
2 mastodontes en mauvaise santé peuvent difficilement former un seul mastodonte en bonne santé... le gouvernement allemand craint enfin les effets secondaires de la mondialisation.

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