La néobanque N26 quitte précipitamment le marché américain
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Après avoir quitté le Royaume-Uni, N26 décide de renoncer à ses ambitions européennes pour se recentrer sur l'Europe.
Axel Schmidt
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Après avoir quitté le Royaume-Uni, N26 décide de renoncer à ses ambitions européennes pour se recentrer sur l'Europe.
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Nouveau coup dur pour N26. La banque digitale vient de décider de tirer un trait sur son aventure américaine, débutée en juillet 2019. Deux ans plus tard, la fintech allemande doit trouver une solution alternative pour ses 500.000 clients américains, avant l'arrêt de ses activités outre-Atlantique prévue le 11 janvier 2022. C'est-à-dire demain. La banque avait déjà quitté le Royaume-Uni en 2020 pour cause de Brexit.
Pour justifier cette décision, pour le moins brutale, la néobanque souligne sa volonté de concentrer ses ressources sur l'Europe, y compris en Europe de l'Est. Sans compter l'intérêt qu'elle porte aux activités de distribution de produits d'investissement qu'elle compte développer l'an prochain, suivant ainsi les traces de l'autre success story de la fintech, le britannique Revolut.
Mais le marché américain est sans doute trop ambitieux pour une fintech. La néobanque britannique Monzo vient de renoncer à obtenir une licence bancaire aux États-Unis alors qu'elle cherche à lever de nouveaux capitaux.
N26 doit également gérer ses démêlés avec l'autorité de régulation BaFin, décidément devenue bien sourcilleuse depuis le scandale de la faillite de Wirecard (où elle n'a rien vu ni entendu). Le régulateur lui a déjà infligé une amende de 4,5 millions d'euros pour ses lacunes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, mais surtout un plafonnement temporaire du nombre de ses nouveaux clients.
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En clair, N26 doit limiter sa conquête à 50.000 nouveaux clients par mois, « pour mieux concentrer ses ressources et réduite ses risques », selon le régulateur. Et son exposition aux hypothèques de biens immobiliers devrait être également plafonnée à 500 millions d'euros, dans tous les pays où la néobanque est présente. Le commissaire spécial de la BaFi, en charge de surveiller la banque est même prolongé.
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Ces mesures mettent à mal sa stratégie de la banque qui reste focalisée sur la conquête tous azimuts pour atteindre le plus rapidement une taille critique et la rentabilité.
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