Société Générale confirme sa remontada
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Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale, souhaite hisser son groupe parmi les trois principales banques françaises
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Frédéric Oudéa, directeur général de Société Générale, souhaite hisser son groupe parmi les trois principales banques françaises
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Ces résultats du troisième trimestre étaient très attendus. Et ils n'ont pas déçus. Société Générale a en effet publié une performance nettement supérieure aux attentes des analystes financiers, avec un résultat net (part du groupe) de 1,6 milliard d'euros (+80% en glissement annuel), dopé par des revenus en hausse de 15% (en glissement), une maîtrise des coûts, « impressionnante » dans les activités de marché, selon le broker Jefferies, et un coût du risque très faible (15 points de base).
Mieux, la banque dépasse les attentes du marché dans pratiquement toutes ses divisions (à l'exception des activités de taux et de change), avec une mention particulière pour la banque de détail en France (451 millions de résultat net, soit 15% de rentabilité sur fonds propres) et les services financiers spécialisés, comme sa filiale de leasing ALD.
Ces résultats confirment donc l'incroyable remontada réalisée par la banque en un an. Alors que le cours de l'action a doublé en un an, ils peuvent être surtout un nouveau catalyseur pour le titre, qui gagne d'ailleurs plus de 2% en fin de matinée à plus de 30 euros. Le lancement du programme de rachat d'actions, annoncé cet été, d'un montant de 470 millions d'euros, est également un sérieux facteur de soutien.
Aujourd'hui, la banque est valorisée environ 6,5 fois son résultat estimé 2021 et 0,47 fois son actif net (soit toujours une décote par rapport à la moyenne du secteur en Europe). Le discours de la banque, volontairement très offensif (bullish) depuis le début de l'année, trouve donc sa traduction dans les comptes.
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La banque revient pourtant de loin. Dominant jadis le paysage bancaire hexagonal, championne de l'innovation financière, Société générale a largement perdu de sa superbe en vingt ans et se trouve désormais largement distancée par sa rivale de toujours, BNP Paribas, y compris dans son métier phare des activités de marché. Elle n'a pas su, pas pu surtout, profiter de la crise financière de 2008 pour renforcer ses positions en Europe, contrairement à BNP Paribas. Elle a trouvé comme planche de salut de nombreuses restructurations pour alléger sa base de coûts et résorber ses foyers de pertes.
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