Moins de risques, plus de profits : Société Générale fixe le cap de sa banque d’investissement
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Société Générale, le retour ? Après dix années de crises, de restructurations et de quête d'identité aux lendemains de la tempête financière de 2008, la banque au logo noir et rouge entend reprendre en main son destin et rappeler qu'elle reste un acteur bancaire incontournable en Europe.
Le discours se veut résolument optimiste et ambitieux, discours globalement entendu d'ailleurs par les analystes financiers et les investisseurs. Dans la banque de détail tout d'abord, la stratégie s'appuie sur deux piliers, un vaste projet de restructuration visant à rapprocher les réseaux Société Générale et Crédit du Nord et le développement à marche forcée de sa banque en ligne Boursorama. Dans la banque d'investissement et de marchés ensuite, un domaine où la banque a longtemps excellé, avant que la désastreuse affaire Kerviel nuise à sa réputation, la banque vise une meilleure allocation de son capital et la réduction de ses risques.
L'heure est donc à la reconquête. Mais pas à n'importe quel prix. La banque se doit de retrouver sa profitabilité et de muscler un cours de Bourse atone (autour de 0,4 fois son actif net) qui fait désormais du groupe davantage une proie qu'un consolidateur du secteur. C'est dans ce contexte que le groupe a dévoilé ce lundi le détail de sa feuille de route stratégique dans la banque d'investissement (ex SGCIB, renommée « banque de grande clientèle et de solutions investisseurs »).
« Notre ambition est de rester un leader européen de premier plan dans la banque de grandes clientèles », affirme Frédéric Oudéa, directeur général du groupe. « Ces activités sont au cœur de notre ADN. Nous sommes leaders dans de nombreux domaines et nous avons devant nous une trajectoire prometteuse avec un retour sur capital à deux chiffres et une allocation sélective de notre capital », précise le dirigeant.
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Pour Frédéric Oudéa, la banque a une carte à jouer. Pour au moins trois raisons. Tout d'abord, « le business de grandes clientèles ne sera pas concentré dans quelques mégas bilans de banques américaines. La concentration des risques serait inacceptable pour les parties prenantes. Les clients, comme les pouvoirs publics, souhaitent pouvoir compter sur quelques banques européennes compétitives. Société Générale est l'une d'entre-elles ».
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