Berkshire Hathaway affiche une perte trimestrielle mais reste résilient
latribune.fr

Warren Buffett.
Reuters
latribune.fr

Warren Buffett.
Reuters
La célèbre société d'investissement Berkshire Hathaway, dirigée par Warren Buffett et Charlie Munger, a fait état samedi d'une perte de 2,69 milliards de dollars (2,70 milliard d'euros) au troisième trimestre, l'inflation, la chute des investissements et une perte importante liée à l'ouragan Ian ayant contrebalancé l'amélioration de nombreuses activités du conglomérat.
La perte nette trimestrielle s'élève à 1.832 dollars par action de catégorie A, contre un bénéfice de 10,34 milliards de dollars, soit 6.882 dollars par action, un an plus tôt. Néanmoins, la société a affiché un bénéfice d'exploitation en hausse de 20% à 7,76 milliards de dollars, soit environ 5.294 dollars par action de catégorie A, dépassant les prévisions des analystes.
Berkshire Hathaway a bénéficié de l'augmentation de la demande et des prix des logements neufs, des produits industriels et de l'énergie, tandis que la campagne de lutte contre l'inflation menée par la Réserve fédérale américaine a permis à Berkshire de générer davantage de revenus à partir de ses placements en assurance.
« Dans l'ensemble, les résultats ont été solides et ont démontré une certaine résilience compte tenu de l'impact de l'inflation, de la hausse des taux d'intérêt et des défis de la chaîne d'approvisionnement », a déclaré Jim Shanahan, analyste chez Edward Jones & Co, qui a attribué la note « achat » à Berkshire.
Berkshire Hathaway a profité de la baisse des marchés boursiers pour ajouter de nouvelles actions à son portefeuille de 306 milliards de dollars, en achetant un montant net de 3,7 milliards de dollars et en se constituant une participation de 20,9 % dans Occidental Petroleum Corp.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Le conglomérat a également racheté davantage de ses propres actions mais est resté prudent, avec 1,05 milliard de dollars, comme au deuxième trimestre. Ce conservatisme peut refléter les « perturbations significatives » que plusieurs douzaines d'entreprises subissent encore, selon Berkshire Hathaway, dans les chaînes d'approvisionnement et en raison d'événements tels que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine.
La hausse des coûts du carburant et des accidents a nui aux résultats respectifs de deux de ses entreprises les plus connues, le chemin de fer BNSF et l'assureur automobile Geico. Cathy Seifert, analyste de CFRA Research, qui a attribué la note « hold » à Berkshire, a déclaré que la société pourrait se trouver « à un point d'inflexion, un peu comme l'économie », où elle devra contenir ses coûts pour se préparer au ralentissement de la demande et à une éventuelle récession. « En fin de compte, le trimestre a été sain, mais il faut s'inquiéter de sa trajectoire au cours des 12 prochains mois », a déclaré Cathy Seifert.
À lire également
Les résultats comprennent 10,45 milliards de dollars de pertes sur les investissements et les produits dérivés, en raison de la chute du cours de nombreux grands investissements de Berkshire autres qu'Apple.
latribune.fr
Acier : entre surcapacités chinoises et barrières américaines, la sidérurgie européenne sous pression
Éolien en mer flottant : la filière est prête à passer à l’échelle industrielle en Méditerranée
Nucléaire : EDF s'apprête à signer un méga-contrat pour le génie civil de ses six EPR2
L’accord Trump-TotalEnergies sur l’abandon de l'éolien offshore attaqué en justice par sept États