Ces 8 startups qui bousculent les banques dans leur cœur de métier

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Comme les industries de la musique et de la presse avant lui, le secteur bancaire est aujourd'hui confronté à la révolution numérique.
Comme les industries de la musique et de la presse avant lui, le secteur bancaire est aujourd'hui confronté à la révolution numérique. (Crédits : Flickr/Kārlis Dambrāns. CC License by.)
[ SÉRIE FINTECH 1/4 ] D’abord parties à la conquête des moyens de paiement, les startups spécialisées dans les technologies financières et les mastodontes de l’Internet se lancent à présent à l’assaut de l’épargne et du crédit.

« Dans cinq ans, la façon de faire de la banque de proximité aura radicalement changé. Les banques qui ne se réinventeront pas disparaîtront. »

Cette affirmation résonne d'autant plus comme une menace qu'elle n'émane pas de l'un des nouveaux entrants qui bouleversent le secteur bancaire, mais d'un banquier. À savoir, Ronan Le Moal, directeur général du Crédit Mutuel Arkea, qui s'exprimait dans le cadre d'une matinée consacrée aux relations entre banques et startups, le 10 mars dernier.

Comme les industries de la musique et de la presse avant lui, le secteur bancaire est aujourd'hui confronté à la révolution numérique. D'abord partis à la conquête des moyens de paiement, comme Alibaba avec Alipay ou Square avec son dongle (petit lecteur de carte bancaire), les géants du Web et les startups spécialisées dans les technologies financières (fintech) se lancent à présent à l'assaut de l'épargne et du crédit.

Le financement participatif aux PME a doublé en un an

Les plateformes Internet de prêts aux particuliers et aux PME [crowdlending, l'un des métiers du crowdfunding, le financement participatif, ndlr] font partie de ces fintech qui ne se contentent plus de concurrencer les banques sur des activités plus ou moins périphériques, mais qui s'attaquent désormais à leur coeur de métier. Depuis que la réglementation du financement participatif, entrée en vigueur en France le 1er octobre 2014, a ouvert une brèche dans le monopole bancaire, une quinzaine de plate-formes de prêt aux entreprises ont vu le jour.

Certes, celles-ci n'ont encore permis de collecter que 85 millions d'euros au premier semestre 2015, selon l'association Financement participatif France, alors que le marché global du crédit aux TPE et aux PME est estimé à 80 milliards d'euros par an en France, et celui du crédit à la consommation, à 35 milliards. Mais ce montant de 85 millions d'euros n'en représente pas moins une multiplication par plus de deux par rapport au premier semestre 2014 (37,4 millions).

De la concurrence à l'alliance des métiers

Les banques traditionnelles n'avaient vraiment pas besoin de cette nouvelle concurrence, elles qui sont déjà confrontées à une baisse de leurs marges, du fait notamment de la faiblesse des taux d'intérêt et du plafonnement réglementaire de certaines commissions. Or, à mesure qu'émergent des acteurs spécialisés (comme les plateformes de financement participatif), il devient plus difficile pour les bancassureurs classiques de faire prendre conscience aux clients de la valeur ajoutée de leur offre. Ces spécialistes, il ne s'agit pas d'essayer de les copier mais de s'allier avec eux, sous la forme de partenariats commerciaux ou capitalistiques. Le Crédit Mutuel Arkea est ainsi l'un des actionnaires de la première heure de la plateforme de prêt aux particuliers Prêt d'Union, et a acquis le mois dernier 86% du capital de la fintech Leetchi (fondée par Céline Lazorthes), spécialiste des cagnottes en ligne, pour plus de 50 millions d'euros.

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[ SÉRIE FINTECH ], retrouvez demain le prochain volet "Les deux intrépides qui s'attaquent au crédit conso et à la gestion de comptes"

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Commentaires
a écrit le 29/10/2015 à 11:57 :
[Idée Reçue] La FinTech française : une cause perdue face aux banques...

http://cobanking.fr/la-fintech-francaise-une-cause-perdue-face-aux-banques/

Quid de l'indépendance de la FinTech ?

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