[Article publié à 18h37 et mis à jour à 19h20]
Alors que la conférence de l'ONU sur le changement climatique, la COP23, vient de s'ouvrir à Bonn, la première banque européenne, HSBC, prend des engagements financiers importants de soutien à la transition énergétique. Le géant bancaire anglo-asiatique a annoncé, ce lundi, qu'il allait réaliser 100 milliards de dollars de financements et d'investissements durables d'ici à 2025. La banque affirme qu'elle entend « intensifier son soutien aux énergies propres et aux technologies à faible émission de carbone » et aider la mise en œuvre des objectifs de développement durable des Nations unies.
Au-delà de ce montant très significatif - c'est 100 fois plus que le milliard de dollars annoncé fin 2015 par HSBC pour constituer un portefeuille d'obligations vertes, sociales ou durables - le groupe bancaire prend une série d'engagements, notamment celui de « réduire son exposition au charbon thermique », concrètement en cessant de financer de nouvelles centrales électriques au charbon dans les marchés développés et des mines de charbon thermiques dans le monde entier.
La banque s'engage en outre à se fournir à 100% en énergies renouvelables pour ses besoins propres en électricité d'ici à 2030 (à 90% d'ici 2025). « En signant des accords de long terme avec des fournisseurs, HSBC vise à soutenir le développement de nouvelles installations d'énergie renouvelable », affirme-t-elle. L'an dernier, l'entreprise a signé des accords lui permettant de couvrir 24% de ses besoin en électricité en renouvelables. Elle a réduit de 9% ses émissions de carbone et sa consommation d'eau, de 13% sa consommation d'énergie au cours de l'année écoulée.
HSBC va aussi participer activement au débat sur la finance et l'investissement durable, par exemple dans la définition des standards, et adopter les recommandations de la TCFD, le groupe de travail sur le reporting financier des risques liés au climat, « afin d'améliorer la transparence », dans ses deux prochains rapports annuels. C'est déjà partiellement le cas dans l'Hexagone où, dans le cadre de l'application de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte, la filiale française de HSBC a publié la mesure de son exposition aux risques de transition de son portefeuille de prêts dans les secteurs de l'énergie et du transport dans son document de référence en 2016. HSBC France avait aussi émis ses propres "green bonds" (obligations vertes) fin 2015, pour un montant de 500 millions d'euros.
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La banque avait été épinglée par Greenpeace au sujet de ses financements d'entreprises travaillant dans l'huile de palme, jugées responsables de la déforestation en Indonésie. Dans son tout récent rapport sur son impact sur le climat, la banque assure qu'elle a réalisé des progrès dans ce domaine, soulignant qu'elle a rompu ses liens avec 37 clients du secteur de l'huile de palme au cours du premier semestre 2017.
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