Crédit immobilier : le marché vacille, les primo-accédants lourdement pénalisés

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(Crédits : CC0 Creative Commons/Pixabay.)
Avec la crise, la production de crédits bancaires accordés pour l'acquisition d'un logement a chuté de 25% en avril. Ce plongeon pourrait atteindre -37% en 2021. Dans les mois à venir, les primo-accédants, déjà pénalisés depuis fin 2019 par le durcissement des conditions d'octroi de crédit, seront les plus impactés alors que les taux d'intérêt pratiqués par les banques entament une lente remontée.

Visites de biens impossibles, signatures de compromis de vente en suspens, baisse des revenus, incertitudes sur l'avenir, réserve des particuliers à contacter leurs banques mobilisées sur l'octroi de prêt aux entreprises... La crise du coronavirus et les mesures de confinement pour limiter la propagation de l'épidémie ont eu un effet sans précédent sur le marché de l'immobilier et, par ricochet, sur celui du crédit immobilier.

Selon l'Observatoire Crédit logement/CSA, qui associe les principales banques françaises à un institut de marché, le nombre de crédits bancaires accordés pour l'acquisition d'un logement a reculé de près de 14% au premier trimestre de l'année par rapport à la même période en 2019.

"Toutes les négociations se sont arrêtées il y a un plus d'un mois. Je n'y vois pas une défiance des banques, mais une conséquence directe de l'arrêt des transactions", commente Frédéric Violeau, notaire à Caen et président de l'Institut notarial du droit immobilier.

Chute de 25% en avril

Sur le mois d'avril, ce repli s'est confirmé avec une baisse de 25% (contre une hausse de près de 17% à la même époque en 2019). A l'échelle de l'année 2020, Michel Mouillart, professeur d'économie et responsable de l'Observatoire, anticipe un recul de la production de crédits de l'ordre de 26% et d'environ 37% d'ici la fin 2021.

"Cette chute va être de l'ordre de 70 milliards à l'horizon 2021. C'est une chute qui est comparable à celle qu'on avait connue en 2012 mais qui est beaucoup plus rapide que la chute liée à la crise des subprimes en 2008. Nous avons bien un recul du marché qui a commencé et qui va s'amplifier au cours des prochains trimestres", avertit l'économiste.

Conséquence : quelque 220.000 opérations d'accession à la propriété pourraient ne pas avoir lieu d'ici 2021, faute de financement par des crédits octroyés aux ménages. Parmi les potentiels acheteurs, les primo-accédants à la propriété devraient être les plus impactés.

Les difficultés des primo-accédants amplifiées

Depuis plusieurs mois déjà, ces ménages, qui bénéficient souvent d'un apport personnel moins élevé, voient leur part dans la production de crédits diminuer. "A partir de l'été 2019, nous avons assisté à une accélération de la hausse des prix des logements neufs et anciens qui a pesé lourdement sur les capacités d'achat", énonce Michel Mouillart. "Les hausses des coûts d'opération ont...

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Commentaires
a écrit le 06/05/2020 à 15:04 :
Il faut vite acheter à la campagne, les voitures et le bruit reviennent en Ville
a écrit le 06/05/2020 à 13:42 :
c'est justement leur chance aux primos d'arrêter de se faire plumer à acheter à prix d'or !
beaucoup pensent qu'on achète un crédit et ne regardent que le taux
a écrit le 06/05/2020 à 10:23 :
Baisse des prix de 20% en 2 ans pour recoller aux capacités de financement.
a écrit le 05/05/2020 à 23:41 :
Ça aura le mérite d’une correction des prix surévalués de 20 à 25% de manière générale ... c est sur que certains propriétaires qui se croient assis sur un tas d or vont avoir un réveil difficile ....
a écrit le 05/05/2020 à 18:58 :
Et vous croyez qu'ils vont faire chuter les prix tout ces spéculateurs dégénérés par leur pathologique cupidité ?

Non non on va entasser les logements vides et les laisser se dégrader, leur puissance financière leur permettant d'attendre des jours meilleurs tandis que des milliers de salariés dorment dans leurs bagnoles ah mais ça y est je vais encore aller vomir désolé...
Réponse de le 05/05/2020 à 20:33 :
et qui les aide ? la BCE et autre FED célèbres imprimeurs de biftons qui permettent aux taux de rester quasi nuls et aux spéculateurs d'emprunter à tour de bras ; avec l'accord de nos chers gouvernants, miam les frais de notaire
Réponse de le 06/05/2020 à 17:34 :
ils y a plusieurs cas
1) le promoteur. Vu qu il a emprunté, il lui faudra vendre. Il peut probablement attendre 1 ou 2 ans mais il y a un moment ou la banque va le forcer a vendre en ne renouvellant pas les credits

2) le proprietaire qui veut vendre pour racheter. S il veut vendre car il est muté, divorce ... il n aura pas le choix. Idem s il a un credit relais car il a deja achete son deuxieme logement avnat de vendre le premier. La baisse des prix est pas forcement un mal pour lui car s il perd sur la vente il gagne sur l achat (surtout s il achete plus grand)

3) le multi proprietaire. lui il peut en effet attendre, surtout si le logement a vendre vient d un heritage et qu il lui a donc rien coute ou presque. Par contre c est pas forcement une option tres intelligente. Non seulement il faut entretenir le logement, payer les impots mais en plus il rsique de vendre encore moins cher plus tard ....
Réponse de le 07/05/2020 à 11:23 :
SI je peux pas répondre vous virez mon commentaire de base. Et ça c'est pas une réponse.

Donc soit vous la retrouez, soit vous ne l'avez pas reçu et n'hésitez pas à me le dire, soit vous ne le voulez pas et dans ce cas VOUS VIREZ MON COMMENTAIRE DE BASE.

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