Crédit immobilier : le marché vacille, les primo-accédants lourdement pénalisés
Juliette Raynal avec César Armand
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signatures de compromis de vente en suspens,
baisse des revenus, incertitudes sur l'avenir, réserve des particuliers à contacter leurs banques mobilisées sur l'octroi de prêt aux entreprises... La crise du coronavirus et les mesures de confinement pour limiter la propagation de l'épidémie ont eu un effet sans précédent sur le marché de l'immobilier et, par ricochet, sur celui du crédit immobilier.Selon l'Observatoire Crédit logement/CSA, qui associe les principales banques françaises à un institut de marché, le nombre de crédits bancaires accordés pour l'acquisition d'un logement a reculé de près de 14% au premier trimestre de l'année par rapport à la même période en 2019.
Sur le mois d'avril, ce repli s'est confirmé avec une baisse de 25% (contre une hausse de près de 17% à la même époque en 2019). A l'échelle de l'année 2020, Michel Mouillart, professeur d'économie et responsable de l'Observatoire, anticipe un recul de la production de crédits de l'ordre de 26% et d'environ 37% d'ici la fin 2021.
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Conséquence : quelque 220.000 opérations d'accession à la propriété pourraient ne pas avoir lieu d'ici 2021, faute de financement par des crédits octroyés aux ménages. Parmi les potentiels acheteurs, les primo-accédants à la propriété devraient être les plus impactés.
Juliette Raynal avec César Armand
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