Des agences ouvertes jusqu'à 20h testées au LCL

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« Ma vie. Ma ville. Ma banque » : c'est le nouveau slogan du LCL, en appui d'une campagne de communication diffusée entre la mi-septembre et la semaine dernière, montrant une population plutôt jeune, active et citadine, la filiale du Crédit Agricole cherchant à réaffirmer « son ADN urbain et son ancrage au cœur des villes, au coin de la rue ». Deuxième acte de cette offensive : des horaires élargis dans les grandes villes « pour la première fois » en France, pour l'instant sous forme de test.
Le test de quatre nocturnes par semaine a commencé en septembre et deux agences parisiennes sont concernées, dans des lieux de la capitale particulièrement animés, Oberkampf et le Quartier latin. LCL indique se caler sur « la majorité des commerces de proximité [qui] ferment de plus en plus tardivement, alors que les banques ont en moyenne une amplitude horaire de 9h à 17h avec une interruption en milieu de journée. LCL transpose cette révolution du commerce de proximité au secteur bancaire ». Certaines des neuf agences restent aussi ouvertes à l'heure du déjeuner pendant le test, ainsi que le samedi.
D'ores et déjà, l'expérimentation aurait permis d'augmenter la fréquentation des agences (« en moyenne 4 rendez-vous supplémentaires par semaine », indique la banque) et la satisfaction des clients et des prospects, « plus réceptifs » et disponibles pour échanger sur leurs projets. Les conseillers, qui participent à ce stade sur la base du volontariat (ils récupèrent une demi-journée et bénéficient d'un weekend de deux jours et demi), se sentiraient aussi « plus valorisés dans leur rôle de conseil ».
LCL ambitionne d'être « la banque d'un urbain sur sept », contre un sur neuf actuellement. Il revendique 6 millions de clients particuliers, presque autant que BNP Paribas (6,7 millions), mais moins que Soc Gen (8 millions) ou que sa maison-mère, la Banque verte (21 millions). LCL indique dégager 92% de ses revenus en ville, ce qui en fait un réseau très complémentaire du Crédit Agricole.
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Sa décision de mettre ainsi en valeur son réseau s'inscrit à rebours des tendances du secteur, de rationalisation à marche plus ou moins forcée des parcs des banques de détail, à l'heure où l'essor des usages digitaux s'est traduit par une forte baisse de la fréquentation. L'ex-Crédit Lyonnais lui-même, qui a souffert des vagues de renégociation de prêts immobiliers sur fond de taux d'intérêt très bas ces dernières années, a regroupé un certain nombre de ses points de vente, trop petits ou trop proches, et compte désormais 1.700 agences, dont 1.000 implantées « au coin d'une rue ».
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