Évasion fiscale : HSBC accepte de payer une amende d'environ 200 millions de dollars

 |   |  496  mots
En échange, les autorités renoncent à poursuivre le groupe au pénal.
En échange, les autorités renoncent à poursuivre le groupe au pénal. (Crédits : Reuters)
HSBC Switzerland, une filiale helvète de la banque britannique en charge de la gestion des actifs de clients fortunés, a reconnu avoir détenu pour le compte de clients, entre 2000 et 2010, des avoirs non déclarés au fisc américain d'une valeur de 1,26 milliard de dollars.

Une filiale suisse de HSBC a écopé d'une amende de près de 200 millions de dollars pour avoir aidé des citoyens américains à dissimuler des avoirs au fisc, a annoncé mardi le ministère de la Justice.

HSBC Switzerland, une filiale helvète de la banque britannique en charge de la gestion des actifs de clients fortunés, a reconnu avoir détenu pour le compte de clients, entre 2000 et 2010, des avoirs non déclarés au fisc américain d'une valeur de 1,26 milliard de dollars.

Pour aider ses clients "à commettre [cette] fraude fiscale", la firme est accusée d'avoir monté des stratagèmes "frauduleux" et présenté des documents "falsifiés" au fisc américain (IRS), peut-on encore lire dans un communiqué du ministère.

"En 2002, la banque avait des relations d'affaires non déclarées au fisc avec environ 720 clients américains, dont les actifs valaient plus de 800 millions de dollars", fustige l'institution, ajoutant que la valeur des actifs de clients américains non déclarés par HSBC a atteint un plus haut en 2007.

L'accord conclu entre les deux parties est un DPA ("Deferred Prosecution Agreement"), qui est un mécanisme par lequel une société reconnaît des éléments qui lui sont reprochés et s'engage à ne plus commettre d'infractions similaires.

En échange, les autorités renoncent à la poursuivre au pénal.

Lire aussi : HSBC envisage de céder sa banque de détail en France, inquiétudes pour l'emploi

Mise à l'épreuve pendant trois ans

HSBC va s'acquitter d'une pénalité financière de 192,35 millions de dollars et s'est engagée à fournir aux autorités américaines des informations sur des comptes clôturés auprès d'elle entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2017.

Cette somme est entièrement provisionnée, a indiqué la filiale dans un communiqué.

L'établissement sera mis à l'épreuve pendant trois ans pour prouver sa bonne foi.

L'accord ne protège en revanche pas les individus, a insisté le ministère.

Dans son communiqué, la banque indique également avoir collaboré de son plein gré avec les autorités américaines en accord avec la législation suisse.

"Nous sommes très contents de clore ce dossier ancien. Durant la décennie qui s'est écoulée nous avons renforcé notre fonction de mise en conformité, amélioré notre mécanisme de contrôle et mis en place une politique de transparence de la fiscalité client", a déclaré, Alex Classen, le PDG de HSBC Private Bank (Suisse) SA.

"Aujourd'hui, la filiale suisse est dirigée par une nouvelle équipe et se concentre sur un plus petit groupe de marchés et de clients. C'est sur ces fondations solides, alors que cette enquête américaine de longue haleine arrive à son terme, que la filiale suisse de HSBC se concentre sur la croissance de ses activités de manière durable", a-t-il ajouté.

Lire aussi : Fraude et blanchiment : HSBC écope d'une amende record en Belgique

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/12/2019 à 19:25 :
L'Amérique, seul pays capable de faire payer les banques.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :