La Fed plaide pour une limitation de la taille des entreprises financières

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les Américains ne veulent pas d'un nouveau fiasco AIG et prévoient de fixer des règles pour empêcher l'obésité (parfois morbide) de ses groupes financiers.

Les autorités américaines ont bien retenu la leçon AIG. Lorsqu'il y a un an, le numéro un mondial de l'assurance s'est retrouvé au bord de la faillite, l'Etat n'a eu d'autre choix que de voler à son secours à coup d'injections massives de capital. Du coup, il fait tout aujourd'hui pour empêcher les entreprises financières de dépasser la taille critique.

Dans le cadre de la présentation d'un projet de réforme de la régulation financière présenté au Congrès, Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale (Fed), a estimé qu'il est "nécessaire de durcir les exigences non seulement pour assurer la stabilité des institutions individuellement et du système financiers dans son ensemble, mais aussi pour réduire les incitation poussant les sociétés financières à devenir très grandes, de manière à être perçues comme trop grosses pour pouvoir faire faillite".

Dans ce projet de loi, il est également prévu que la Fed soit chargée de surveiller et réguler toutes les sociétés financières "systémiques", pas seulement les banques donc, mais également les assurances et les fonds d'investissement. L'institution aurait dès lors les moyens de placer sous tutelle toute institution financière majeure qui menacerait de s'écrouler.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mais c'est là une nouvelle formidable, essentielle, révolutionnaire, surtout venant d'Amérique! Et qui n'est, peut-être, qu'un début, destiné à être généralisé à toutes les multinationales et autres institutions, publiques (par exemple sécurité sociale: c'est bien un assureur! ) comme privées; et aussi bien ailleurs (chez nous, pourquoi pas?: On connaît le mimétisme français, vis à vis des USA, avec 10 ans de retard évidemment...) qu'aux Etats Unis. Auraient-ils enfin commencé à comprendre que toute entité qui grossit démesurément court à sa perte, du fait, en particulier, de ses besoin démesurés, pour continuer d'exister. Voyez ainsi les dinosaures: tous disparus! L'Amérique ne veut pas disparaître, et pour une fois je m'en réjouis. Affaire à suivre, tout de même...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo Ben, c'est évidemment le bon sens. C'est une analyse de la crise qui a un peu plus de hauteur que celle de Sarkozy de tirer sur les traders. C'est là ou on respecte le leadership Américain.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"être perçues comme trop grosses pour pouvoir faire faillite" tel est le crédo des gouvernements, USA en tête !

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