Capital-investissement : l'embellie risque de ne pas durer

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Les sociétés de private equity ont réalisé 118 cessions de participations en 2010, en Amérique du Nord, contre 76 seulement en 2009, selon Ernst & Young. Mais la tendance pourrait se dégrader à nouveau, en raison des difficultés des banques, qui les découragent de prêter aux fonds.

Le capital-investissement a repris des couleurs. En...2010. C'est ce qu'affirme une étude du cabinet Ernst & Young, parue ce lundi seulement. Où l'on apprend que le nombre de sorties, c'est-à-dire de cessions de participations, réalisées par des sociétés de private equity s'est élevé à 118 en Amérique du Nord l'an dernier, contre seulement 76 en 2009 et 51 en 2008, deux années marquées par une crise économique et financière sans précédent depuis la Grande Dépression de 1929. Même embellie en Europe, où les fonds d'investissement ont réalisé 57 sorties en 2010, contre 30 pour chacune des deux années précédentes.

11 sorties effectuées sous forme d'introductions en Bourse

Ces sorties ont été facilitées par le regain de santé des marchés boursiers en 2010. Sur les 57 cessions de participations réalisées en Europe l'an dernier, pas moins de 11 se sont effectuées sous forme d'introductions en Bourse, à la faveur d'un rebond de 57% de l'indice Eurostoxx 50 entre mars 2009 et fin 2010. En témoigne, par exemple, la réintroduction en Bourse du système électronique de réservation de vols Amadeus par les fonds BC Partners et Cinven. Les sorties ont également été facilitées par le retour des fonds d'investissement sur le marché des fusions et acquisitions, ce qui a favorisé les LBO (Leveraged Buy-Out : rachat par endettement) secondaires (vente de participations par un fonds à un autre fonds).

Les entreprises ne prendront pas le relais des fonds en matière de croissance externe

Mais les fonds de LBO pourraient être bien moins actifs sur le marché des fusions et acquisitions, au cours des prochains mois, les banques rechignant à leur prêter de l'argent en raison de leurs propres difficultés financières. Et il ne faudra sans doute pas compter sur les entreprises pour prendre le relais : malgré leurs importantes réserves de cash, elles sont restées relativement frileuses en matière de croissance externe en 2010. Une tendance qui devrait se poursuivre compte tenu des incertitudes macro-économiques.

 

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