Les créanciers de Lehman Brothers bientôt indemnisés
Jérôme Marin, à New York
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Trois ans et demi après la chute de Lehman Brothers, l'indemnisation de ses créanciers va enfin pouvoir commencer. Les premiers paiments sont attendus pour le 17 avril. Ce processus portera sur 65 milliards de dollars - soit environ 20 % des demandes jugées recevables - et concernera plus de 70.000 parties prenantes. Les reversements devraient s'étendre sur plusieurs années, au fur et à mesure de la vente des actifs, notamment immobiliers, toujours détenus par la société.
Mardi, l'ancienne banque d'affaires, dont le dépôt de bilan, le 15 septebre 2008, avait précipité la crise financière, est officiellement sortie de la proctetion du Chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites. Une formalité après le feu vert accordé début décembre par le tribunal des faillites de New York. Quelques jours plus tôt, 95% des créanciers de l'établissement avait approuvé le plan d'indemnisation, mettant ainsi fin à de longs mois de procédures et de négociations.
Un géant qui détenait 639 milliards d'actifs
Au moment de sa chute, Lehman Brothers détenait 639 milliards de dollars d'actifs. Elle était présente dans plus de 40 pays, par l'intermédiaire de très nombreuses filiales. "Il a fallu des efforts herculéens pour en arriver là", estimait fin 2011 Bryan Marsal, d'Alvarez & Marsal, chargé de la restructuration de l'établissement.
Le liquidateur a également dû concilier les intérêts des deux camps se livrant une bataille acharnée pour se partager les miettes de la banque. D'un côté, les détenteurs de titres obligataires non garantis, menés notamment par le hedge fund Paulson & Co, et par la caisse de retraite des fonctionnaires de Californie. De l'autre, des grandes banques - Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank ou encore Credit Suisse - engagées dans des opérations sur le marché des produits dérivés avec Lehman au moment de sa faillite.
Paulson & Co ramasse la mise
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Après des compromis de part et d'autre, un accord définitif avait pu être présenté à la justice américaine cet été. Selon ses termes, les créanciers obligataires percevront 21,1 cents pour chaque dollar réclamé. Les banques recevront quant à elles 39 cents. D'autres catégories de créanciers seront moins bien indemnisées.
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Jérôme Marin, à New York
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