Grèce : l'échange d'obligations d'Etat est terminé

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L'échange d'obligations souveraines de droit grec détenues par les créanciers privés contre de nouvelles obligations de durée plus longue de rémunération inférieure, est terminée ce lundi 12 mars. Mais la Grèce a dû activer ses clauses d'action collective pour obliger toutes les banques et investisseurs institutionnels à participer.

Attendue depuis des mois, l'opération d'échange des obligations souveraines d'Etat de droit grec est achevée. La Banque de Grèce a en effet envoyé aux institutions de crédit la liste officielle des nouvelles obligations. L'échange portait sur 177 milliards d'euros de titres détenus par des créanciers privés du pays. Ces derniers ont accepté de participer à l'opération à hauteur de 85,8% de la valeur total de ces obligations.
Alors qu'il avait été fermé dans la matinée, le temps de l'opération, "le marché obligataire grec a rouvert", a déclaré une source bancaire à l'AFP.

Les créanciers obligés de participer
Le gouvernement grec a décidé vendredi soir d'activer les clauses d'action collective (CAC) qui existent dans les contrats régissant les obligations de droit grec éligibles à l'échange, ce qui a eu pour conséquence d'étendre l'opération de restructuration à l'ensemble des titres grecs. En d'autres termes d'obliger les créanciers qui n'avaient pas échangé leurs obligations à le faire. Athènes a également prolongé jusqu'au 23 mars le délai de participation pour les détenteurs d'obligations de droit international. Dans la mesure où le taux de participation sur cette partie des titres n'a atteint que 69%. L'échange de ces obligations (d'un montant total bien moindre que les titres de droit grec) devra intervenir dans un mois.

Plus de 100 milliards de dette effacés
Cet échange d'obligations par des obligations de maturité plus longue (jusqu'à 30 ans) et moins bien rémunérées doit effacer environ 105 milliards d'euros de dette publique détenue par les créanciers privés (soit 53,5% de la valeur des anciennes obligations). Ce qui doit permettre à la Grèce de ramener sa dette à 120,5% du produit intértieur brut d'ici 2020, contre 160% aujourd'hui à plus de 350 milliards d'euros.

Une facture salée surtout pour les Français
Pour les créanciers privés la facture est salée : la perte est d'environ 75% dans leurs comptes. les banques françaises paient un tribut particlièrement lourd : l'opération a coûté près de 7 milliards aux cinq grands groupes bancaires. Sans compter la perte de leur valeur boursière en raison de la crise grecque.

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Commentaires
a écrit le 12/03/2012 à 16:02 :
oui d'accord sur votre chiffre, mais il faut aussi mentionner et la c'est le silence sidéral que ces pertes en capital ont soit été provisionné soit passé directement et qu'elles ont eu pour effet de réduire l'impot de ces banques de 33 % ce n'est pas dans les memes grandeurs ni dans les memes comptes mais on a transmis sur 7 milliards 2.1 d'impot sur les sociétés en moins et bien sur moins de dividendes donc le contribuable va devoir financer cespertes par des impots complémentaires.. au niveau globlal sans compter que ces pertes ont réduits les distribution de dividendes dont les revenus des actionnaires....a l'heure ou l'état francais nous vante ses économies pour boucher le trou des finances publiques 90 Milliards de déficit milliards cela ne fait que 2 % -a étaler sur les périodes de provision

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