Barclays visée par une nouvelle enquête

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Quatre employés et anciens employés de Barclays font l'objet d'une nouvelle enquête du régulateur bancaire britannique à propos des conditions dans lesquelles se sont déroulées une levée de fonds de 5 milliards de livres en 2008.

Mauvaise journée pour Barclays. Une nouvelle enquête vise  en effet la banque britannique. Une information divulguée par le groupe ce vendredi et relayée par plusieurs sites d'information comme le Guardian et le Financial Times. L'organe de régulation du secteur bancaire britannique (Financial Services Authority) se penche sur les commissions reversées à des conseillers lors d'une levée de fonds auprès d'investisseurs du Japon et du Moyen-Orient en 2008.

Les commissions sur les levées de fonds au coeur de l'enquête

L'établissement avait réuni 4,5 milliards de livres en Juin 2008, en provenance notamment du groupe nippon Sumitomo Mitsui Banking Corp (SMBC). Suivi en Novembre d'une levée de 7 milliards de livres cash d'investisseurs du Qatar et d'Abou Dhabi, la banque évitait ainsi un renflouement de la part du gouvernement britannique.

Barclays a indiqué avoir payée 300 millions de livres de commissions sur cette dernière transaction, dont 116 millions de livres au Qatar Holding et 110 millions au Sheikh Mansour Bin Zayed al Nahhan, membre de la famille royale d'Abu Dhabi.

Le gendarme du secteur bancaire cherche à savoir si Barclays a bien fourni toutes les données relatives à ces commissions, compilées par Chris Lucas, directeur financier de la banque ainsi que trois autres employés et anciens employés. Selon des sources proches du sujet, l'enquête ne porte pas sur les paiements perçus par les salariés de la banque.

Barclays présente ses excuses pour le "Liborgate"

L'autre grande enquête - relative au scandale du "Liborgate" - agite la City depuis plusieurs semaine et a coûté son poste au patron de l'établissement, Bob Diamond ainsi qu'à d'autres membres de la direction. Le groupe devra payer 290 millions de livres aux régulateurs britannique et américain dans cette affaire de manipulation des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009.

Dans la matinée, Barclays publiait en outre des résultats peu encourageants: ses bénéfices ont en effet lourdement chuté au premier semestre.

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Commentaires
a écrit le 27/07/2012 à 12:09 :
Le régulateur se réveille c'est bien ça, combien de scandales encore ?
Barclays "présente ses excuses", mais franchement on s'en fou de leurs excuses, il faut payer maintenant.

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