Parité hommes-femmes : les sociétés du CAC 40 peuvent mieux faire

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EADS ne compte aucune femme au sein de son conseil. Copyright Reuters
EADS ne compte aucune femme au sein de son conseil. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Leurs comités exécutifs comptent moins de 9% de femmes.

A la veille du huitième «Women's forum for the economy and society», qui réunira à Deauville à partir de mercredi les femmes les plus influentes du monde, l'observatoire de la gouvernance Ethics & Boards publie un baromètre de la parité dans les instances dirigeantes des sociétés du CAC 40.

Si, au 30 septembre, les conseils d'administration et de surveillance comptaient près de 24% de femmes, grâce à la loi Copé-Zimmermann du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils, les comités exécutifs («comex») comprennent en revanche moins de 9% de femmes.

Reste qu'une société du CAC 40 ne compte toujours aucune femme au sein de son conseil. Il s'agit du groupe de défense et d'aéronautique EADS, qui tente actuellement de fusionner avec son rival britannique BAE Systems.

Pis, 11 groupes du CAC 40 n'ont aucune femme dans leur «comex». Ces cancres en matière de parité sont le groupe de transport Alstom, le sidérurgiste Arcelor Mittal, l'assureur Axa, la banque Crédit Agricole, EADS (encore !), le groupe de chimie Solvay, la société parapétrolière Technip, Total, le fabricant de tubes industriels Vallourec, le groupes de services aux collectivités Veolia Environnement et l'entreprise de BTP Vinci.

A l'inverse, trois sociétés -seulement- comptent plus de trois femmes dans leur comité exécutif. Ces bons élèves s'appellent GDF Suez, L'Oréal et PPR.
 

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a écrit le 09/10/2012 à 14:04 :
souvent, quand on intérroge les patrons français sur la quasi absence de femmes dans les comex, codir..etc, la réponse est qu'ils n'en trouvent pas pour occuper ces postes car ils n'en trouvent pas pour occuper les postes du niveau juste en dessous..etc...etc...
Les raisons invoquées sont la plupart du temps liées au fait que "les quelques femmes" qui pourraient , ne le veulent pas pour des raisons familiales..C'est si facile...! et cela évite de se poser des questions et de se remettre en cause...
En fait le vrai pb est qu'à tous les niveaux "mangériaux", il n'y a pas assez de femmes qui ensuite pourraient évoluer vers le haut. Et c'est vrai qu'actuellement il est difficile en entreprise de trouver des femmes en suffisamment grand nombre pour alimenter les niveaux supérieurs. Et pourquoi ? pas pour des raisons de compétences ou de motivations car souvent les femmes sont plutôt bien placées sur ces aspects. La vraie explication est que pour l'instant en france la culture masculine est encore très largement dominante, que l'on recrute à l'identique et que l'évaluation du travail effectué en France repose beaucoup sur "de la présence" au bureau et peu sur du résultat et que comme chacun sait (et les études le prouvent), les femmes font deux journées en une qui ne peut dans tous les cas, dépasser 24H ; elles partent donc plus tôt, restent souvent garder les enfants malades.., vont aux différentes réunions scolaires, activités sportives, culturelles...Et donc elles sont moins souvent sollicitées pour des promotions ..etc Et après, pour en revenir au début de mon propos, les chefs d'entreprise disent qu'ils ne nomment pas des femmens car ils n'en trouvent pas...!
je crois que la présence de femmes à tous les niveaux de l'entreprise changerait beaucoup de choses dans les rapports humains (de vrais femmes et pas des femmes qui sur-jouent pour être acceptées par les hommes). Chaque sexe a sa place et ses plus.
Et en conclusion, je pense malheureusement que si l'on veut que les choses bougent rapidement, il faut mettre des quotas à tous les niveaux ! ..eh oui, il ya aura des nominations d'éléments mois bons, voire de brêles... mais tout comme cela arrive déjà maintenant et pas plus !
Réponse de le 09/10/2012 à 16:34 :
Je ne partage pas trop votre solution de promotions réservées car je pense que c est en amont qu il faut agir Les filles ont su tirer partie de leurs parcours éducatifs et sont maintenant plus diplômées que les garçons, elles occupent une bonne proportion de l encadrement dans le tertiaire. En effet malgré les meilleures performances scolaires des filles, les garçons intègrent davantage les filières sélectives de l enseignement supérieur : les filles ne représentent qu un tiers des inscrits dans les classes préparatoires scientifiques, et dans les écoles d ingénieurs Dans les IUT, les femmes représentent plus de la moitié dans le secteur tertiaire mais seulement 10% se dirigent vers l informatique.
Bien que l université compte 60% d étudiantes, les jeunes femmes constituent 70% des étudiants en lettres et sciences humaines et seulement 48% dans les sections scientifiques.
Je vous rejoins pour dire qu en France le pouvoir décisionnaire issu de nos grandes écoles appartient pour beaucoup aux ingénieurs et politiciens avec toute la tradition machiste qui va avec. Mais le système de quota mal ciblé est pervers si la pépinière n est pas prête, et pourrait même consolider la vieille structure traditionnelle du paternalisme à la française en bloquant les mentalités.
Donnons aux femmes l envie car elles en ont les moyens intellectuels d investir les filières sélectives et profitons pour élargir notre panel des origines formatives et culturelles des cadres dirigeants Remettons la femme à la place digne et égalitaire qui est la sienne dans notre système socio-éducatif en luttant contre toutes les discriminations, en améliorant l articulation vie familiale /professionnelle en impliquant les hommes sur la parentalité. Les quotas doivent être aux niveaux supérieur pour créer une dynamique et briser le plafond de verre de celles déjà nombreuses qui attendent aux portes des conseils et comités mais qui n ont jamais le profil à cause de leurs seins En montant le niveau et en enlevant le couvercle cela doit logiquement déborder et se mélanger pour réussir la mixité car nous ne voulons pas du pouvoir mais du partage.
Je sais cela va vraiment être long, mais nous pouvons aussi compter sur la bonne volonté des hommes de progrès, moi j'y crois. Bisous

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