400.000 : c'est la rémunération moyenne en dollars d'un salarié de Goldman Sachs

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La banque américaine a alloué 38% de son chiffre d'affaires à la rémunération de ses salariés, en 2012. Copyright Reuters
La banque américaine a alloué 38% de son chiffre d'affaires à la rémunération de ses salariés, en 2012. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La rémunération moyenne d'un salarié de la banque d'affaires américaine s'est élevée à 399.506 dollars, en 2012. Soit une hausse de près de 9% sur un an.

Heureux, les collaborateurs de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs! Entre salaire et bonus, leur rémunération moyenne a atteint près de 400.000 dollars (399.506 dollars très exactement), l'an dernier. Un montant en hausse de près de 9%, par rapport à 2011.

Pourtant, pressée par ses actionnaires de leur distribuer davantage de dividendes, la banque a alloué 38% "seulement" de son chiffre d'affaires annuel à la rémunération de ses salariés, contre 42% en 2011. Oui, mais voilà, le chiffre d'affaires a bondi de 19%, à 34,2 milliards de dollars. Si la rémunération des employés de Goldman Sachs a progressé, c'est également parce que la banque a... licencié. Résultat, les 32.400 personnes qui ont échappé à la réduction de 3% des effectifs se sont partagé de plus grosses parts du gâteau des rémunérations.

Reste que les actionnaires ne sont pas à plaindre non plus. La rentabilité des fonds propres -qui mesure l'efficacité avec laquelle la banque emploie l'argent de ses actionnaires- est passée de 5,8% au quatrième trimestre 2011 à 16,5% sur les trois derniers mois de l'année 2012. Une envolée qui résulte aussi de la multiplication par plus de deux du bénéfice net en 2012, à 7,3 milliards de dollars. Déjà numéro un mondial du conseil en fusions et acquisitions, la firme de Wall Street a gagné des parts de marché dans d'autres domaines de la banque d'investissement, comme le "fixed income" (courtage et émission d'obligations, trading de devises et de matières premières).

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a écrit le 18/01/2013 à 12:11 :
ce sont eux qui vont dépecer alcatel, et mettre la main sur le magot concernant les brevets qui vont aller aux US pour se faire une entreprise bien américaine avec interdiction d'entrée des matériels chinois sur le territoire. Normal qu'ils soient bien payés, il y en a qui ont plus de flair que notre ouverture angélique à la concurrence sans protection
Réponse de le 18/01/2013 à 12:47 :
C'est leur métier et c'est pour cela que leurs clients viennent les chercher; ils sont payer pour faire cracher du sang et s'ils ne le faisaient pas ils ne seraient plus mandatés... c'est un problème de fond...
a écrit le 18/01/2013 à 10:16 :
Les fortes rémunérations ne me choquent absolument pas, quel que soit le contexte.
Ce qui me choque nettement plus, c'est que GS arrive encore à avoir des clients.
En effet, et contrairement à ses pairs, cette banque a quand même multiplié les embrouilles dans tous les sens.
Je ne suis pas là pour défendre les banquiers, mais les lecteurs de la tribune doivent comprendre que GS a une mentalité très "différente" des autres institutions.
Pour ceux qui s'intétessent au sujet, voir l'excellent article de Matt Taibi dans Rolling Stone Magazine en 2009.
Réponse de le 18/01/2013 à 11:23 :
Dns un autre contexte, disons qu'ils seraient peut-être qualifiés d'intégristes dans le sens où ils font saillir les comportements extrêmes de leur milieu. Tous les appareils religieux, tous les systèmes renient leurs extrêmes mais fondamentalement et aux racines, ils viennent tous de la même graine: c'est partout pareil... plus ou moins, c'est tout...
Réponse de le 18/01/2013 à 15:53 :
Comme une caricature, alors!!!
a écrit le 18/01/2013 à 9:37 :
Et dire qu'ils ne créent rien... Sous certains aspects l'URSS avait du bon!!
Réponse de le 18/01/2013 à 10:18 :
Sauf que nous vivons mieux ici qu'en URSS...
Quant à Goldman, vous ne savez pas le dixième des affaires concernant cette banque...
Réponse de le 18/01/2013 à 17:46 :
@ Miloo: Juste pour l'information: dans les années 70-début de l'année 80 la majorité des gens à l'URSS avait un niveau de vie comparable à celui de 80% des français (en moyen, il y avait des points forts et faibles). Il est aussi à remarquer que personne ne considère certains faits tels que: a. L'Empire russe au début de XX siècle était un pays bien pauvre (PIB per capita = 20% de celui aux Etats-Unis), b. au XX siècle l'URSS a vécu deux grandes guerres d'ampleur extrême en ayant perdu chaque fois 30-40% de richesse nationale. c. Absence de profits coloniales pour l'URSS, d. Non-égalité des puissances économiques au début de la guerre froide, donc, plus de dépense pour l'URSS. P.S. Cela ne change pas le fait que l'URSS avait besoin de grandes réformes.
a écrit le 18/01/2013 à 0:10 :
Bravo à tous ces banquiers qui sont si utiles pour la société : maquillage des comptes de la Grèce, fraude sur les saisies immobilières (condamnation aujourd'hui), fraude dans les crédits pourris (affaire Fab Touré), sans doute manipulation du taux Libor, etc... Ca mérite bien 30 000 $ par moi,s non ???
Réponse de le 18/01/2013 à 8:37 :
Ce sont des sommes qu'il nous faudra rembourser avec nos impôts dans ...4/5 ans ! et vous avez oublié les produits dérivés HORS BILAN 800 000 milliards de $ u.s. à venir
Réponse de le 18/01/2013 à 10:03 :
Ces banquiers sont comme tout le monde: des marionnettes d'un système qui a duré bien trop longtemps. Essorés, seuls et coupés en deux à 45 ans, ils rêvent de pouvoir et d'argent comme les fous rêvent aux palais des Marharadja...Ce système qu'on croyait incontournable et infaillible glisse,dégringole. C'est l'effondrement de valeurs dont il s'agit et inutile de faire durer le plaisir... Vivement un décrochage qui ne pourra venir que du bas pour mettre un terme et repartir sur des bases mieux pensées.
a écrit le 17/01/2013 à 17:24 :
ce chiffre ne veut pas dire grand chose car je suppose que les dirigeants et traders de cette ..."banque"... ne touchent pas la moyenne généralement constaté pour les 50-60% des salariés
Réponse de le 17/01/2013 à 18:12 :
Merci de cette fine précision!!! C'est bien le principe d'une moyenne: on prend tout le monde jusqu'aux extrêmes et on en ressort un chiffre qui exprime une grandeur si tous étaient identiques...
Réponse de le 17/01/2013 à 19:58 :
Le problème étant que le mot "moyenne" n'a pas une définition aussi fine aux yeux de la masse.... Dans le langage quotidien de beaucoup, il signifie "la plupart de".... Une analyse simple mais plus fine aurait fait état de la médiane et de l'écart type... Car en effet, si sur 30000 salaries, 100 dépassent le million d'euros annuel et 29900 font 1300 euros par mois, on se retrouve avec une moyenne non représentative des deux groupes de la population dont elle est l'expression... C simple pour certains, mais pas pour la moyenne des gens au sens de la plupart de, même si la moyenne des gens a fait des stats basiques des la troisième....
Réponse de le 17/01/2013 à 23:46 :
L'essentiel est bien que la moyenne des lecteurs comprenne par "impressionnisme" qu'une secrétaire de direction chez Goldman Sachs à New York peut gagner 2 ou 3 fois plus qu'un professeur d'Université en France car tel est bien le cas; inutile de rentrer dans des complications qui justement n'intéressent qu'une minorité
Réponse de le 18/01/2013 à 0:08 :
Vous faites erreur; la majorité des salariés dépassent largement 100 000 $ par an.
Réponse de le 18/01/2013 à 0:22 :
Il y a des dizaines de calculs de moyenne donc ça veut pas dire grand chose une moyenne qui n'est pas lissée ou adaptée aux données
Réponse de le 18/01/2013 à 8:39 :
La majorité des salariés dépassent $100.000 par an? Pas en France?!?
Réponse de le 18/01/2013 à 9:04 :
Qu'importent la méthode; ce qui frappent c'est la disproportion
La même méthode appliquer à une entreprise française donnera jamais cet ordre de GRANDEUR
Réponse de le 18/01/2013 à 9:11 :
En fait il serait intéressant de connaître les 3 déciles supérieurs et la moyenne des 30% les mieux payés et des 70% les moins payés.
Il n'en reste pas moins que c'est indécent sur le principe et inacceptable dans le contexte de crise actuel.
Réponse de le 18/01/2013 à 10:10 :
On peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres et si tout le mondre triche, c'est un peu comme si plus personne ne trichait... comme le dopage en sport finalement...
Mais une chose est certaine: ça n'est jamais la technicité qui est intéressante, Forrest!!

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