Complémentaire santé : la bataille s'annonce rude

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Le ministre du Travail, Michel Sapin, défend l'accord sur l'emploi Copyright Reuters
Le ministre du Travail, Michel Sapin, défend l'accord sur l'emploi Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Les assureurs combattent un point essentiel du projet de loi reprenant l'accord sur l'emploi: le mode d'attribution de la future assurance complémentaire santé, obligatoire à partir du premier janvier 2016. Ils annoncent un bouleversement le marché de l'assurance santé. En jeu: cinq millions de contrats d'assurance individuelle, et jusqu'à 30.000 emplois.

C'est un véritable combat que mènent les courtiers en assurance, soutenus plus ou moins fermement par les assureurs, contre le Medef et les syndicats de salariés, défendus par le gouvernement. Un combat dont l'enjeu se chiffre en milliards d'euros. Le sujet n'a pas fait beaucoup de bruit, pour l'instant, au-delà des spécialistes. Il concerne pourtant des millions de français. Il montera sans doute en puissance en avril à l'Assemblée nationale, lorsque sera débattu le projet de loi transposant dans la loi l'accord du 11 janvier sur l'emploi.
Cet accord national interprofessionnel (ANI), conclu entre partenaires sociaux, prévoit de rendre obligatoire l'assurance complémentaire santé pour tous les salariés, au premier janvier 2016. Près de cinq millions de salariés sont concernés, qui doivent aujourd'hui recourir à une assurance individuelle, faute de couverture par leur entreprise. Dans moins de deux ans, cette souscription individuelle n'aura plus lieu d'être, puisque tout employeur devra offrir cette assurance (plus exactement, il en paiera au moins la moitié).
Logiquement, les assureurs qui couvrent aujourd'hui les 5 millions de salariés ayant recours à l'assurance individuelle, pourront proposer leurs services en matière d'assurance collective, au niveau des entreprises. Il s'agit là, en théorie, d'un ajustement de modèle économique, non un bouleversement

Un marché fermé?
Sauf que... les assureurs estiment que ce marché leur sera fermé. Et qu'ils perdront donc plusieurs millions de clients, et des milliards de primes d'assurance santé (le marché est estimé à une trentaine de milliards d'euros). Avec, à la clé, une perte d'emplois qui pourrait aller jusqu'à 30.000, assure Patrick Petitjean, PDG d'April prévoyance et santé, à la tête de l'APAC, association pour la promotion de l'assurance collective, qui mène le combat contre la clause de désignation. De quoi s'agit-il ?
Sous la pression des partenaires sociaux, le projet de loi destiné à transposer dans la loi l'accord du 11 janvier a introduit une telle clause: au niveau de chaque branche professionnelle, les partenaires sociaux pourront désigner l'institution qui couvrira, à l'exclusion de toute autre, l'ensemble des salariés. Dans ce cas, les entreprises qui relèvent de cette branche n'auront pas leur mot à dire.
Ce qu'affirme Patrick Petitjean, c'est que les partenaires sociaux désigneront presque uniquement des institutions de prévoyance, pour couvrir les assurés. « Quand ils désignent un opérateur chargé d'offrir une complémentaire santé, c'est dans 90% des cas une institution de prévoyance qui emporte le marché » dit-il.

Des institutions de prévoyance liées aux partenaires sociaux
Pas étonnant, puisque ces institutions (Malakoff Médéric, AG2R La Mondiale, Pro BTP...) sont fortement liées aux organisations patronales et, dans une moindre mesure, aux syndicats de salariés. « Le conflit d'intérêt est évident » poursuit Patrick Petitjean. Certes, la mise en concurrence est prévue par les textes, des appels d'offres devront être lancés au niveau de chaque branche, avant de désigner l'opérateur chargé d'offrir la complémentaire santé. Mais cela laisse Patrick Petitjean dubitatif : « on nous assure que la transparence sera respectée dans les appels d'offre. Peut-on le croire ? ».

"Les assureurs doivent s'adapter", répondent les institutions de prévoyance
Les institutions de prévoyance récusent ce procès en manque de transparence. « Nous sommes contraints d'y veiller, ne serai-ce que parce que les assureurs n'hésitent pas aller au contentieux » assure un gestionnaire d'institution de prévoyance. « Nous avons gagné tous les procès sur ce terrain ». Mais, du côté des institutions de prévoyance, on reconnaît bien volontiers que le marché va être bouleversé. «Les assureurs doivent s'adapter, s'ils veulent remporter des marchés. Réduire leurs marges, par exemple. Dans ce cas, ils pourront concourir » .
Patrick Petitjean, qui a saisi l'autorité de la concurrence, espère avoir le soutien de celle-ci, et de Bercy, dans son combat contre la clause désignation. Les autres ministères lui ont opposé une fin de non recevoir, avec pour argumentaire : le principe de la clause de désignation existait avant. Sauf qu'il n'était pas question de rendre obligatoire la complémentaire santé pour les employeurs de 5 millions de salariés... Il sera auditionné début avril par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il a bien compris que les députés socialistes avaient pour consigne de pas toucher au projet de loi, issu de l'accord entre partenaires sociaux. En revanche, les députés UMP tenteront d'amender le texte.
 

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a écrit le 23/03/2013 à 21:58 :
Elles peuvent être obligatoire que si elle possèdent un code de mutualité et un statut jurisprudence de 2002?lois européennes et lois français.
a écrit le 22/03/2013 à 12:59 :
L?incitation à « s?adapter » des Instituts de Prévoyance (IP) faite aux assureurs est une tartufferie ! Les IP ont actuellement toutes les cartes en main pour rafler la totalité du nouveau marché de la complémentaire collective. Et les assureurs, les mutuelles et les intermédiaires vont devoir dépenser une énergie folle pour se repositionner sur ce marché qu?ils connaissent très mal. Alors parler de concurrence non faussée grâce à des règles d?appel d?offre transparentes, c?est se moquer du monde et de l?emploi?
a écrit le 19/03/2013 à 8:58 :
L'assuré lui tout les interessés de cette reforme les laissent tomber du moment qu'ils encaissent du fric! Vive la République Liberté-Egalite-Fraternioté et PROFIT
a écrit le 18/03/2013 à 16:42 :
il faut arréter de mentir. L'indice fonction publique est bloqué, mais les avancements d'échelons à responsabilité constante continuent d'être effectifs (en théorie au mérite sans application systématiques, mais l'autogestion syndicale a imposé l'avancement automatique tous les 3 ans environ), + les primes de chauffage comme au sénat.. (4000e!!!) ce qui fait que les augmentations de salaire sont de 4% par an dans le public contre 1% dans le privé, et que les retraites sont en moyenne de 1700e/m dans le public, contre 1100e/m dans le privé, chiffres officiels de la cour des comptes...
a écrit le 18/03/2013 à 14:10 :
Je signale tout de même que le panier de soins pris en charge obligatoirement par cette complémentaire sera inférieur à celui de la CMU-C et ne couvrira que le salarié. Ce n'est donc pas un progrès.
a écrit le 18/03/2013 à 8:34 :
Si on se souciait vraiment des salariés on alignerait le régime général sur le régime Alsace-Moselle. En plus le MEDEF n'aurait aucune raison objective d'y trouver à redire : il s'agit d'une sur-cotisation à la charge des seuls salariés. Ce serait de loin la meilleure solution pour les assurés (coût de gestion de la sécu très inférieurs au assureurs) avec plus de prestations pour le même tarif. Seulement voilà ... cette réforme à d'autres objectifs non dits : 1/ favoriser les petits copains assureurs qu'on aura choisi et ... 2/ quand tout le monde aura sa complémentaire, basculer régulièrement des remboursements de la sécu aux complémentaires ... Bref boucher les trous facilement et privatiser en douce la sécu. Chapeau les artistes !
Réponse de le 18/03/2013 à 12:30 :
Je partage totalement cette proposition d'alignement sur le régime d'Alsace Moselle, qui aurait l'avantage de la simplicité pour le patient et pour le gestionnaire. Il faut avoir le courage de sortir des petits arrangements entre amis, c'est le contraire de la Solidarité.
a écrit le 17/03/2013 à 22:06 :
Les salaires des fonctionnaires sont bloqués, +0%, depuis 4 ans, donc les retraités sont à nouveau privilégiés puisque leurs retraites continuent à augmenter. Il aurait fallu les bloquer totalement, par solidarité : pourquoi privilégier les retraités, inactifs, par rapport aux actifs ???
Réponse de le 18/03/2013 à 0:12 :
Les fonctionnaires bénéficient du glissement catégoriel, autrement dit de l'avancement automatique à l'ancienneté qui représente plus de 2% d'augmentation de la masse salariale.
Réponse de le 18/03/2013 à 8:01 :
Avant de dire de telles inepties,il serait judicieux de vous docummentez,en ce qui concernent les fonctionnaires leurs salaires continuent a progressé malgré le gel de leur indice,regardez le salaire moyen plus élévé que dans le privé,et je ne vais jusqu'a dire qu'ils sont des priviligiés, quand aux rétraités je tiens tout de meme a vous dire que ce n'est pas ce que vous avez l'air de décrrire comment peut on mettre a l'indexe tel ou tel catégories sous pretexe que "ce sont des privilégies"pour ma part 43 ans de cotisations et 950 euros par mois merci pour ce privilége
Réponse de le 18/03/2013 à 9:21 :
"Retraités privilégiés" nos grands leaders d'opinion n'ont rien trouvé de mieux de jouer les générations les unes contre les autres ce qui relève de la malhonneteté intellectuelle !!
En ce qui concerne le pouvoir d'achat j'ai constaté sur plusieurs cas que les retraités perdaient du pouvoir d'achat rapidement car il y a un écart entre l'inflation officielle et réelle si vous intégrez impots locaux , biens alimentaires, chauffage , assurances.... cela représente facilement 1% /an de perte soit 5% sur 5 ans !!!!!
a écrit le 17/03/2013 à 21:14 :
@ PATOU
Sauf qu'à 70 ans, tu n'es plus en entreprise pour bénéficier d'une éventuelle mutuelle. C'est une grosse magouille entre les organisations syndicales et les institutions de prévoyance. Les garanties de santé seront au minimum et le salarié paiera quand même 50% de la note.
a écrit le 17/03/2013 à 20:50 :
La mutuelle c'est le luxe de la santé. 1 nouvelle paire de lunette à 400 euros par an, des implants dentaires à 2000 euros pièce pour un sourire à la Berlu, une visite chez le pédiatre non conventionné par enfant à discrétion etc.
C'est le luxe d'éviter la peur de manquer de santé, et comme je paie, j'en veux pour mon argent.
La Sécu devrait être une école de sagesse et se faire rassurante, Elle est hélas délirante
sous la pression du pouvoir médical et du pouvoir politique.
Alors que la pénurie de soins fait rage et que les hopitaux vous hébergent pour observation sans être en mesure de vous traiter du fait de la saturation des services.
a écrit le 17/03/2013 à 10:46 :
ceux qui nous dirigent semblent avoir été parachutés là par hasard ou par défaut et ne pas avoir intégré que leurs choix et leurs idées ont un siècle de retard. ils n'ont pas encore compris qu'on ne résout pas nos problèmes d'aujourd'hui avec les idéologies vieilles de 100 ans. ils sont complètement en décalage et s'entêtent au point de nous envoyer dans le mur. Une mesurette par ci ou par là n'ayant aucun caractère d'urgence mais pour avantager des minorités et rien d'autre. les français sont furieux de ces choix là et du matraquage fiscal insensé mis en place.
a écrit le 16/03/2013 à 23:20 :
Qu'est-ce qu'une mutuelle...? Ben en fait c'est une assurance santé privée! Et lors d'un achat de lunettes à 450 euros, la secu rembourse environ 5 euros (vécu), tandis que l'assurance santé privée rembourse beaucoup plus (jusqu'à la totalité du reste à charge pour certaines/encore vécu)! Il peut être judicieux de ne pas avoir de mutuelle (comme inessmix) et de placer l'argent sur un compte réservé aux imprévus de santé. Donc ceux qui qui veulent sauver la secu sont masochistes ou ignorants ...enfin plus maintenant s'il ont lu ceci en entier...
a écrit le 16/03/2013 à 20:58 :
À quoi sert la sécurité social alors ?
C'est une manière de la condamner un peu plus définitivement !
a écrit le 16/03/2013 à 18:50 :
Moi, je suis salariée, et je n'ai pas de complémentaire santé PAR CHOIX PERSONNEL. Je n'en ai jamais eu, j'ai 50 ans et je m'en porte très bien.
Mon choix personnel a été de placer chaque trimestre une certaine somme dans un compte d'épargne dédié aux dépenses de santé, et croyez-moi c'est beaucoup plus avantageux qu'une complémentaire santé, je suis largement gagnante. Pourquoi changer ?
Au nom de quoi on va m'obliger, mon employeur ou qui que ce soit d'autre, à cotiser pour une complémentaire santé?
On bafoue ma liberté de choix.
Réponse de le 16/03/2013 à 21:56 :
ok bien vu !!!mais peut etre que lorsque vous aurez 70 ans ou plus vous allez regretter votre choix car finalement à partir d un certain age la santé revient chère
Réponse de le 17/03/2013 à 11:26 :
Je suis votre raisonnement seulement il est judicieux d'avoir une complémentaire santé couvrant uniquement l'hospitalisation car je ne vous souhaite pas de faire un séjour dans un CHU en Réa pour 15000 euros/jour environ ...
Réponse de le 17/03/2013 à 11:51 :
un compte épargne pour dépenses de santé ".....c'est plutôt mal barré, avec ce qu'il se passe à Chypre....en espérant que ça n'arrive pas en France....sinon les sous consacrés à la santé "dégagez, y a plus rien à voir (à retirer...ou si peu, avec de la chance...)
Réponse de le 17/03/2013 à 11:53 :
vous savez "bafouer", maintenant c'est à la mode ! faut s'étonner de rien
Réponse de le 17/03/2013 à 13:05 :
votre position est bonne, tant que vous nêtes pas malade,mais malheureusement la sécu ne paie pas tout,quant au reste,c'est souvent la "douloureuse".
a écrit le 16/03/2013 à 16:40 :
Donc le gouvernement va faire la meme chose pour les fonctionnaires et payer la moitié de leur mutuelle ??très bien !!enfin que l on laisse à chaque entreprise et employés le choix de sa mutuelle !!on est plus en URSS!!!
a écrit le 16/03/2013 à 16:13 :
La prise en charge pour moitié du coût d'une mutuelle peut représenter jusqu'à 600? de bonus dans sa poche (Je paie plus de 1300? de mutuelle) et ce qui d'une injustice monstre parce que la partie prise en charge sera non imposable, alors que moi sur je suis imposable sur ces 600?. La vraie justice serait que ceux non couverts par une prise en charge partielle de la cotisation mutuelle puissent la déduire à 50% de leur déclaration de revenu, mais là, il ne faut pas trop en demander à nos gouvernants, la justice ce n'est vraiment leur truc que quand cela ne rapporte pas en voix, d'autant que cela risque de leur faire un manque à gagner. On va voir si nos élus montent au créneau pour penser aux autres. Il est peut être bon de leur écrire et se manifester. On a permis aux travailleurs indépendants de déduire leur mutuelle (Loi Madelin). Il faut aller jusqu'au bout, messieurs les députés ou bien de rendre la participation patronale imposable, seul avantage alors et pas des moindre, avoir une super mutuelle de groupe pour le tarif d'une couverture de premier niveau.
Réponse de le 16/03/2013 à 16:41 :
Je vous fais remarquer qu'en Alsace Moselle les salariés payent un pourcentage
plus important et son mieux rembourser.Si cette loi passe elle va nous pénaliser.
Salutations
Réponse de le 17/03/2013 à 19:23 :
Le projet de loi visant à généraliser les remboursements des frais de santé n?a pas pris en compte la spécificité du régime d?Alsace-Moselle. Elle menacerait un système de fonctionnement qui n?a pas démérité depuis des années. L?alerte est donnée au sein des territoires mosellans et alsaciens. La signature de l?ANI (Accord national interprofessionnel) signé le 11 janvier dernier mettrait en péril le dispositif, puisqu?il s?agit d?un ordre national, aucune spécificité ne serait prise en compte. Le directeur du régime d?Assurance maladie d?Alsace-Moselle, René Marbach, considère, lui, que le particularisme local doit rester. Pour cela, un moyen est simple. Des amendements vont être déposés afin de garantir la survie du régime. Il y en aurait trois prévus.

Daniel Lorthiois, le président du régime local d?Assurance maladie, défend le système. L?ANI ne propose pas de solutions pour les ayants-droits, les chômeurs, les retraités, les invalides. Ce que prend en compte le système local. Une bonne raison de conserver ce particularisme selon lui. Réponse dans quelques semaines avant la décision finale.

Le PS mosellan a également réagit en affirmant être «mobilisé» et «vigilant» pour le régime local d?Assurance maladie pour l?Alsace-Moselle. «C?est donc avec le soutien du Ministère que nous déposerons un amendement à l?article 1er du projet de loi. Afin de lui donner toute la force qu?exige la situation nous proposerons ce texte à la signature de l?ensemble des députés Alsaciens et Mosellans.» écrivent les députés socialistes de Moselle dans un communiqué.
Réponse de le 17/03/2013 à 19:34 :
Le projet de loi visant à généraliser les remboursements des frais de santé n?a pas pris en compte la spécificité du régime d?Alsace-Moselle. Elle menacerait un système de fonctionnement qui n?a pas démérité depuis des années. L?alerte est donnée au sein des territoires mosellans et alsaciens. La signature de l?ANI (Accord national interprofessionnel) signé le 11 janvier dernier mettrait en péril le dispositif, puisqu?il s?agit d?un ordre national, aucune spécificité ne serait prise en compte. Le directeur du régime d?Assurance maladie d?Alsace-Moselle, René Marbach, considère, lui, que le particularisme local doit rester. Pour cela, un moyen est simple. Des amendements vont être déposés afin de garantir la survie du régime. Il y en aurait trois prévus.

Daniel Lorthiois, le président du régime local d?Assurance maladie, défend le système. L?ANI ne propose pas de solutions pour les ayants-droits, les chômeurs, les retraités, les invalides. Ce que prend en compte le système local. Une bonne raison de conserver ce particularisme selon lui. Réponse dans quelques semaines avant la décision finale.

Le PS mosellan a également réagit en affirmant être «mobilisé» et «vigilant» pour le régime local d?Assurance maladie pour l?Alsace-Moselle. «C?est donc avec le soutien du Ministère que nous déposerons un amendement à l?article 1er du projet de loi. Afin de lui donner toute la force qu?exige la situation nous proposerons ce texte à la signature de l?ensemble des députés Alsaciens et Mosellans.» écrivent les députés socialistes de Moselle dans un communiqué.
a écrit le 16/03/2013 à 13:24 :
Il est bien le seul à penser que ça va s'arranger.
a écrit le 16/03/2013 à 11:09 :
Le coq gaulois va encore pondre son petit oeuf (c'est pas un coq) national en plomb pour alourdir les charges des entreprises. La France est aux mains d'une poignée de notables (UMPS et representants syndicaux). Après on s'étonne que l'Allemagne encaisse un excédent de 140 milliards quand la France décaisse 70 milliards et endette ses enfants.
a écrit le 16/03/2013 à 10:44 :
Il faut que les gens aient le choix de leur complémentaire.
Et aussi que la concurrence existe.
Réponse de le 16/03/2013 à 14:49 :
Un bon nombre d'entreprises de toute taille ont déjà des contrats groupes pour leurs salariés sans que ceux la s'en plaignent .
De plus certaines conventions collectives l'imposent comme chez les boulangers avec un partage à 50/50 du montant des primes employeurs/salariés ...et dans ce cas précis pas le choix de l'assueur c'st ag2r !!
a écrit le 16/03/2013 à 10:02 :
on parle beaucoup des salariés,mais des retraités?
a écrit le 16/03/2013 à 8:35 :
pouquoi la CMU est elle exclusivement à la chages des complémentaires ????qui sont taxées à plus de 10% .il a été prouvé que les allocataires de la cmu en abusaient ,ex d'un dentiste qui avait plusieurs appareils dentaires que des allocataires n'étaient meme pas venu chercher il est grand temps de faire du ménage
Réponse de le 16/03/2013 à 12:33 :
+ 100
a écrit le 16/03/2013 à 8:25 :
Les ministères qui ne trouvent pour seule réponse que l'antériorité des clauses de désignations pour les justifier, où se trouve le changement dans ces propos ? Le fait qu'elles existent ne les légitimise pas pour autant...
L'APAC citée dans cet article a été fondée en 2011 donc avant l'ANI. Le problème a donc été ciblé bien avant, et l'association ne provient donc pas juste de la réponse des courtiers et assureurs à l'ANI...
a écrit le 16/03/2013 à 8:21 :
oui, mais le marché de l'assurance sociale (maladie, retraite etc..) devrait être ouvert aux assureurs dès le premier euro, suivant l'exemple de l'assurance des expatriés
a écrit le 15/03/2013 à 22:08 :
http://www.debout-la-republique.fr/article/flexisecurite-le-piege-des-complementaires
La ?flexisécurité? proposée par le gouvernement rappelle la composition du célèbre pâté d?alouette, remis au goût du jour par le scandale européen de la vraie-fausse viande bovine : 80% de cheval, c?est à dire 80% de flexibilité et 20% de sécurité.
Pour faire passer la pilule, on allèche les salariés avec le financement à 50% par l?entreprise d?une ?complémentaire santé? , c?est-à-dire d?une mutuelle ou d?une assurance, qui deviendrait obligatoire.
a écrit le 15/03/2013 à 21:50 :
Qu'on laisse le choix. Et que le salarié puisse refuser s'il a une meilleure mutuelle personnelle.
Réponse de le 15/03/2013 à 23:40 :
Si c'est obligatoire ,on n'a pas le choix .Novalis était la mutuelle de mon mari pour toute la famille et Médérick obligatoire pour moi .Bilan 2 mutuelles ,dépense inutile
Réponse de le 16/03/2013 à 10:44 :
C'est hélas souvent le cas, deux mutuelles obligatoires, mais ça fait assiette de collecte, pour les autres.....
Le seul moyen d'utiliser sa mutuelle obligatoire quand on est habituellement géré(e) par celle du conjoint, plus avantageuse, c'est pour tout ce qui est mal remboursé. J'ai lu qu'on pouvait, pour des lunettes ou prothèses dentaires, faire traiter le cas, une fois remboursé par la première 'mutuelle', du reste par la seconde. Au final ça ne peut pas dépasser 100% de remboursement, mais si on dépense 1000, la Sécu rembourse 20, la mutuelle rembourse 100, l'autre peut rembourser sa part (vu qu'on cotise) mais pas plus que 880, bien sûr. A part ces cas là, ça sert à alimenter le pot "commun".
a écrit le 15/03/2013 à 21:04 :
Dudulle, arrêtez votre char, la moindre des décences serait de faire profil bas! Pour une fois que les fonctionnaires se trouvent - soit disant - défavorisés, vous en faites des tonnes, rideau de fumée pour cacher tous vos avantages... Oh, je ne vous envie pas, je préfère de loin ma situation, dans le secteur marchand, mais bon, chacun son truc. Et vous semblez oublier qu'en définitive, c'est toujours le salarié qui paye: si vous imposez une complémentaire à un employeur, cela viendra augmenter le coût du travail, qu'il finira par répercuter sur les futures augmentations (quand il y en a!) qui seront contenues... Tout le contraire d'un système d'indices, d'échelons et de promotion a l'ancienneté...
a écrit le 15/03/2013 à 20:37 :
Je suis absolument opposé à ce cadeau accordé aux grands groupes d'assurance...

Si la sécu ne suffit pas à couvrir des soins médicaux basiques... il faut lui en donner les moyens...
Soit on renforce la secu...
Soit on confie le tout aux interêts des actionnaires et des grands dirigeants des groupes d'assurances.

Réponse de le 15/03/2013 à 21:51 :
Entièrement d'accord. Ça me rappelle les complémentaires retraite.

Si c'est obligatoire alors autant passer par la Sécu.
a écrit le 15/03/2013 à 20:35 :
Les syndicalistes ont encore trouvé le moyen de se faire financer sur le dos des salariés avec l'aide du Medef et du Gouvernement en privilègiant des institutions de prévoyance liées aux partenaires sociaux,
un marché juteux et scandaleux, il ne faut pas les laisser faire.
Réponse de le 16/03/2013 à 16:09 :
Les syndicats sont complices de ce gouvernements de gauche, ils ne s'occupent que de leurs avantages et ils se planquent dans l'entreprise. Regardez comme ils ont coulé tous les CCE. Ce sont des sangsues inutiles et qui coûtent très chers à la collectivité
a écrit le 15/03/2013 à 19:56 :
Et là, pas un commentaire pour critiquer les fonctionnaires? Ha ben non, eux ils n'ont droit à RIEN!
Réponse de le 15/03/2013 à 20:19 :
je suis sur que les fonctionnaires son déjas assurés comme les professeurs qui on la mgen(mutuel général de l?éducation national) je ne connais pas pour les autres fonctionnaires donc svp ne tendez pas le bâton pour vous faire battre
Réponse de le 15/03/2013 à 20:19 :
encore un qui veut la guerre entre le privé et le publique, pathétique.
Réponse de le 15/03/2013 à 20:44 :
@ roland: l'Etat ne participe a aucun financement de mutuelle! la mgen est ouverte à tous: vous pouvez même y adhérer... (si vous n'etes pas fonctionnaires j'entends)

Encore une des nombreuses inéquités envers les salariés du privé....
Réponse de le 15/03/2013 à 23:25 :
Quitte la fonction publique et viens dans le privé, on t'attend à bras ouverts.
Réponse de le 17/03/2013 à 3:52 :
Oui, oui, n'hésitez pas, amis du secteur public, quittez cet enfer social et
rejoignez-nous dans les délices du secteur marchand ! Oubliez votre générosité
naturelle, votre esprit de sacrifice, laissez tomber ces usagers ingrats ! Venez
vous éclater et gagner des fortunes..."dans le privé" !
Où vous n'avez jamais mis les pieds, ou si brièvement...

A propos, il existe des médecins "agréés SNCF", pour quoi faire ? soigner les locomotives ?

"...les fonctionnaires? Ha ben non, eux ils n'ont droit à RIEN!"

Ils ont droit à l'emploi GARANTI A VIE.
Un détail, quoi.

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