Pour le deuxième mois consécutif, l'assurance-vie redresse la tête

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Copyright Reuters (Crédits : Monnaie de Paris)
En deux mois, janvier et février, l'assurance vie a effacé une année de décollecte. C'est surtout la baisse des rachats, plus qu'une collecte abondante, qui explique cette bonne performance

 Les Français diminuent leur niveau d'épargne, comme le montrent les derniers chiffres de l'Insee diffusés ce matin (le taux d'épargne est tombé de 16,2% du revenu disponible au troisième trimestre 2012 à 15,6% au quatrième trimestre), mais ils optent à nouveau pour l'épargne longue. Selon l'Association française de l'assurance, la collecte nette de l'assurance vie a été positive en février, et ce pour le deuxième mois consécutif. Elle a atteint +2,3 milliards d'euros, après +3,8 milliards en janvier. Toute la «décollecte » de 2012 est ainsi effacée, en l'espace de deux mois.

La baisse des rachats
En fait, plus que par un afflux de sommes nouvelles, c'est par la baisse des rachats que s'explique cette amélioration de la collecte nette. La collecte brute a atteint 10,7 milliards d'euros en février, soit un peu plus que la moyenne de 2012 (mais elle avait été supérieure en janvier). Les rachats ont, en revanche, nettement diminué, à 8,4 milliards d'euros, contre 10,5 milliards en décembre.
« L'assurance-vie bénéficie de la stabilité de son régime fiscal et du moindre engouement pour l'immobilier » estime Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants. « La baisse du rendement du Livret A a également joué à la marge en faveur de l'assurance-vie » ajoute-t-il (le taux a été abaissé à 1,75 % au 1er février). S'agissant de l'assurance vie, la « baisse des prestations est imputable sans nul doute au ralentissement du marché immobilier (chute des transactions) et à la volonté des Français d'améliorer leur niveau d'épargne durant une période économique complexe » poursuit Philippe Crevel. La faiblesse des achats de bien durables -voitures neuves-, dans une période de crise, explique aussi, sans doute,  la baisse du volume des retraits,  qui contribuent d'ordinaire au financement de ces achats.

Les Unités de compte toujours à la traîne
Quant aux contrats choisis, les Unités de compte (UC) n'ont toujours pas la faveur des épargnants, en dépit d'une baisse régulière du rendement des contrats en euros. Seules 12% des sommes collectées se sont dirigées vers les contrats en UC.


 

 

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Commentaires
a écrit le 28/03/2013 à 23:22 :
Quid de la hausse des taux des obligations ou de la baisse de l'immobilier?

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