À l’image de l’économie, le capital investissement français tourne au ralenti
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Les levées de fonds restent faibles début 2025, après une baisse vertigineuse en 2024.
Reuters
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Les levées de fonds restent faibles début 2025, après une baisse vertigineuse en 2024.
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Le capital investissement français est à la peine. Selon l'agrégateur de données Pitchbook, les fonds d'investissement se campent sur leurs entreprises en portefeuille, et les transactions sont grippées.
En valeur d'entreprises cédées, le premier trimestre 2025 a été le plus faible depuis le dernier trimestre 2023 - année noire pour les fonds d'investissement. En effet, 210 transactions ont été enregistrées, pour une valeur de 13,3 milliards d'euros depuis le début de l'année. Soit, par rapport au dernier trimestre 2023, une baisse de 27 % en nombre de transactions (288) et une baisse de 38 % en valeur (21,4 milliards d'euros).
Incertitude économique, blocage politique et manques d'opportunités financières expliquent ce paysage morose, éclaire l'étude.
D'une part, l'économie française demeure quasiment à l'arrêt, et ce constat pèse sur la confiance des entrepreneurs et des fonds. Le FMI a ainsi réduit les prévisions de croissance de l'Hexagone à 0,6 % en 2025. Le taux de chômage de 8 % est au plus haut depuis 2021, et la dette française est la deuxième - après l'Italie - dans la zone euro.
Autre facteur limitant : la hausse des taux d'intérêt depuis 2022, qui a grippé la machine mondiale des cessions et acquisitions, et fait chuter les valorisations des entreprises, au grand dam de ceux qui les avaient acquis au prix fort, quelques années plus tôt.
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Hormis pour leurs rares pépites qui se vendent à prix d'or, les sociétés d'investissement trouvent peu d'acheteurs pour le gros de leur portefeuille, en 2025. D'une part, les plus grands acteurs américains ont déserté l'Europe, emportant avec eux les perspectives de ventes spectaculaires et de gros sous ; d'autre part, les fonds français préfèrent conserver leurs participations, plutôt que de vendre à la baisse et d'établir un nouveau précédent qui fasse chuter la valeur du reste de leur portefeuille et d'un secteur d'activité.
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