Les retraités passeront-ils à la caisse ? En préparation du budget pour 2026, le gouvernement envisage de raboter un avantage fiscal important de cette catégorie d'inactifs : l'abattement de 10 %. Un dixième des revenus des retraités - pension, revenus locatifs etc - sont exemptés d'impôt sur le revenu, dans la limite de 4 399 euros par an et par foyer. Cet abattement, qui vise à mettre les retraités sur un pied d'égalité enavec les actifs, est d'autant plus important pour une population qui peut perdre jusqu'à 50 % de ses revenus une fois inactive.
Alors que le financement de notre système de retraite par répartition pourrait se dégrader rapidement - 30 milliards d'euros de déficit à l'horizon 2045 selon la Cour des comptes -, le niveau des pensions pourrait lui aussi s'affaiblir selon les choix politiques effectués. Certains produits financiers vous permettent de pallier cette baisse et de constituer un pécule à utiliser une fois votre vie active achevée.
S'il est le placement préféré des Français - 19 millions de détenteurs -, ce n'est pas pour rien. L'assurance-vie peut tout à fait constituer une première option pour constituer un complément de revenus à la retraite. Elle bénéficie d'une fiscalité avantageuse si détenue plus de 8 ans. Dans ce cas, l'État prélève 24,7 % des gains (17,2 % de prélèvements sociaux et 7,5 % de prélèvement forfaitaire) si le montant sur le contrat est inférieur à 150 .000 euros, 30 % au-delà. Un abattement annuel de 4 600 euros (pour les célibataires) ou 9 200 euros (pour les couples) vous permet en plus de limiter la ponction.