À Bercy, le Ciri au chevet des entreprises en défaillance
Esther Attias
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Le CIRI a été reçu à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2025.
Assemblée nationale
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Le CIRI a été reçu à l'Assemblée nationale, le 29 avril 2025.
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Alors que les défaillances d'entreprises ont atteint un niveau élevé - près de 66 000 défaillances en 2024, +16,8 % par rapport à 2023 selon la Banque de France - les députés s'inquiètent d'une tendance qui s'accentue et qui ne laisse rien présager de bon pour l'économie française.
C'est pourquoi Denis Masséglia (Ensemble pour la République) et Benjamin Lucas-Lundy (Ecologiste et Social), respectivement président et rapporteur de la commission d'enquête « Défaillances des pouvoirs publics face aux plans de licenciements », ont invité le CIRI, (Comité interministériel de restructuration industrielle), discrète et puissante entité de Bercy, à partager ses perspectives à l'Assemblée nationale, le 29 avril. L'occasion de dévoiler des chiffres inédits.
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Le CIRI, composé d'une dizaine de hauts fonctionnaires, offre un regard rare sur l'état des entreprises les plus en difficulté. Saisi par ces dernières, il a pour délicate mission de construire avec elles un plan de restructuration - financements compris - de jouer les médiateurs avec leurs actionnaires et les créanciers soucieux de ne pas perdre leur mise, et de trouver de nouvelles sources de financement. Objectif ? Préserver l'activité et les emplois, dans un climat tendu et lourd d'enjeux. Surtout, éviter les loups déguisés en agneaux, qui viendraient profiter des dernières ressources de leurs cibles et envoyer le reste à la casse. Un rôle de pompier, en somme, qui propose des solutions de dernier recours.
Esther Attias