"Airbus des paiements" : le projet EPI cale au démarrage
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La création d'un nouveau standard européen des paiements pourrait coûter plusieurs milliards d'euros aux banques participantes du projet.
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La création d'un nouveau standard européen des paiements pourrait coûter plusieurs milliards d'euros aux banques participantes du projet.
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C'est finalement une fumée grise qui est sortie du conclave de trente-une banques européennes lundi pour le lancement du projet EPI (European Payments initiative), qui vise à créer un nouveau standard européen des paiements.
Côté fumée blanche, le conseil d'administration de l'Interim company, structure temporaire créée pour jeter les bases du projet, a voté, comme nous l'annoncions vendredi, le principe de transformer la société intérimaire d'EPI en une société permanente (Target company). C'est l'acte de naissance officiel du lancement du projet, qui doit s'étaler sur plusieurs années.
« Une première étape importante a été franchie par le conseil d'administration d'EPI le 29 novembre : le conseil d'administration d'EPI a exprimé son intention de transformer la société intérimaire d'EPI en société cible », indique ainsi un discret communiqué d'EPI, publié ce jour sur son site. Mais côté fumée noire, les actionnaires du projet ne sont pas encore parvenus à un accord sur le montant du capital de la société cible et, par conséquent, la quote-part de chacun des actionnaires. « Chaque actionnaire finalise maintenant son propre processus de décision interne. La liste des actionnaires de la société holding d'EPI sera connue d'ici la fin de l'année », ajoute ainsi prudemment le communiqué.
De fait, certaines grandes banques présentes dans le projet se montrent toujours réservées sur l'ampleur des investissements à réaliser. Or, pour les promoteurs du projet, il ne s'agit pas de faire dans de la demi-mesure mais bien de frapper vite et fort.
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Ce sont notamment certaines banques espagnoles, nombreuses dans le projet, qui hésitent le plus à s'engager sur un projet de grande ampleur. Il faut reconnaître qu'elles ont, ces dernières années, lourdement investi dans leur infrastructure de paiement, notamment dans le domaine du paiement mobile avec le service Bizum qui a réussi à s'imposer auprès de la clientèle bancaire. Il reste donc encore deux semaines pour convaincre avant de démarrer les investissements dès 2022.
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