Dernière ligne droite sous haute tension pour le projet européen des paiements
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Le projet EPI vise à contrer Visa et Mastercard en Europe et à s'adapter aux nouveaux usages de paiement.
Reuters
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Le projet EPI vise à contrer Visa et Mastercard en Europe et à s'adapter aux nouveaux usages de paiement.
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La démarche est peu commune. Dans un communiqué commun, diffusé mardi depuis Bruxelles, les ministres des finances de sept pays (Belgique, Finlande, France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne et Pologne) ont lancé un appel solennel à ce que d'autres pays de la zone euro rejoignent le projet EPI (European Payment Initiative). « Nous encourageons l'EPI à poursuivre ses efforts pour que davantage d'États membres et leurs communautés bancaires et de paiement rejoignent l'initiative », relate le communiqué.
Le projet est pourtant privé et porté par une trentaine de grandes banques européennes (16 banques à l'origine) et deux sociétés de paiement (Worldline et Nets). Mais il a toujours bénéficié d'un soutien politique à la fois de la Commission, de plusieurs pays dont la France, et même de la banque centrale européenne. Ce soutien marque un tournant dans le domaine des paiements et pourrait être même le gage de sa réussite.
« Nous sommes convaincus que le moment est venu de construire une véritable Europe des paiements », soulignent les signataires de cet appel en soutien au projet. Le constat des ministres des finances est largement partagé en Europe : les solutions européennes de paiement sont trop fragmentées et le marché européen des paiements reste largement dépendants « d'acteurs non européens », les grands schemes internationaux, comme Visa et Mastercard.
Les banques européennes se sont en effet progressivement retirées des structures européennes, comme Europay au profit de Mastercard international (2008) ou Visa Europe au profit de Visa International (2015). En toile de fond se profile également la menace pour le système bancaire des nouveaux acteurs de la Tech, comme les GAFA (Google, Apple, Facebook,, dont l'ambition est de créer des écosystèmes autour de places de marché, avec leur mode de paiement, et pourquoi pas, leur monnaie propre.
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Ce communiqué intervient à un moment clé du projet EPI. Lancé en juillet 2020, il entre en effet dans sa dernière ligne droite avant son lancement opérationnel prévu pour le début de l'année 2022. Une décision doit être prise, en principe, d'ici à la fin du mois sur la création de la société cible (target company), avec sa gouvernance et son financement, qui serait de 1,5 milliard d'euros, selon Les Echos.
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