Diminution de 0,25 point des taux de la BCE ce jeudi, première baisse prévue aux Etats-Unis le 18 septembre… Les banques centrales s'orientent désormais vers un cycle de baisse des taux directeurs coordonné. Or, cette stratégie de desserrement de la politique monétaire n'est pas sans conséquence. Elle devrait même provoquer d’importants chamboulements sur les prix des différents actifs financiers influencés par le coût de l’argent.
La tant attendue période de baisse des taux directeurs semble enfin arrivée. Après les avoir remonté à des niveaux inédits en 20 ans, entre 2022 et aujourd'hui, les banques centrales semblent entrer dans un nouveau cycle.
Alors que la BCE a entériné une deuxième baisse ce jeudi, la Fed devrait suivre son exemple. Selon toute vraisemblance, la banque centrale américaine devrait diminuer pour la première fois en deux ans ses taux directeurs, le 18 septembre.
«Et c'est elle qui va donner le "la" à toutes les autres banques centrales, ce qui va nous amener dans une situation de détente des politiques monétaires mondiales synchronisée, à l'exception du Japon», analyse Alain Bokobza, responsable de la stratégie d'allocation d'actifs mondiale de Société Générale CIB.
Un grand mouvement de diminution du coût de l'argent - puisque les analystes s'attendent à des baisses de 2% à 2,5% de taux en Europe et aux Etats-Unis d'ici fin 2025 - qui devrait avoir des répercussions sur de nombreux actifs. Tour d'horizon.
Les actions
La première catégorie d'actifs affectée par les baisses des taux directeurs n'est autre que celle des actions. Les banques calant en partie les taux d'intérêts des crédits sur les taux directeurs des banques centrales, « le coût de financement des ménages et des entreprises devrait baisser », explique le stratégiste de la Société Générale. Une situation qui devrait stimuler les investissements et la consommation, et donc les ventes et les profits de beaucoup d'entreprises, dont celles cotées en Bourse.
Une répercussion positive pour le marché actions... en grande partie déjà intégrée dans les cours.
«Le rebond boursier a été puissant, surtout aux Etats-Unis, car les investisseurs s'attendent depuis plusieurs mois à ce que les banques centrales baissent leurs taux», prévient Fabien Benchetrit, directeur de la gestion multi-actifs chez BNP Paribas.
L'indice américain S&P 500 a en effet bondi de 17% depuis le 1er janvier. De son côté, le CAC 40 parisien affiche une baisse de 1% sur la même période. Difficile donc de prédire comment les Bourses outre-Atlantique vont réagir aux différentes annonces de baisses.
Newsletter
Industrie et service
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.