États-Unis : l'inflation a ralenti plus qu'attendu en août, la baisse des taux se dessine
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Des personnes font des achats dans un supermarche alors que l'inflation a affecte les prix a la consommation a manhattan, new york
ANDREW KELLY
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Des personnes font des achats dans un supermarche alors que l'inflation a affecte les prix a la consommation a manhattan, new york
ANDREW KELLY
La pression se desserre encore un peu plus sur le pouvoir d'achat des ménages américains. La hausse des prix à la consommation est tombée à +2,5% sur un an en août, contre +2,9% en juillet, selon l'indice CPI publié ce mercredi par le département du Travail. C'est son plus bas niveau depuis février 2021. Il s'avère même en dessous de celui des analystes, le consensus de Market Watch tablant sur +2,6%. Sur un mois, les prix ont augmenté de +0,2%, comme le mois précédent, un niveau conforme à ce qui était attendu.
Dans le détail, « les indices (de prix) qui ont augmenté en août comprennent le logement, les tarifs aériens, les véhicules à moteur, l'assurance, l'éducation et l'habillement », indique le département du Travail. À l'inverse, ceux « des voitures d'occasion, des articles d'ameublement, des soins médicaux, des communications et loisirs » ont diminué. Les seuls prix de l'énergie ont chuté de 4% par rapport à août 2023.
En excluant les prix de l'énergie et de l'alimentation, par nature plus volatils, l'inflation dite sous-jacente a toutefois été de +3,2% sur un an, là encore conforme aux attentes et identique au mois précédent. Sur un mois, elle a cependant rebondi (+0,3% contre +0,2% en juillet).
Cette baisse est de bon augure pour la Banque centrale américaine (Fed) - même si celle-ci privilégie un autre indicateur pour trancher, l'indice PCE -, qui se prépare à abaisser ses taux la semaine prochaine. Ce serait alors une première depuis 2020. Pour rappel, depuis que les prix ont commencé à flamber en 2021, la Fed a cherché à les ralentir pour ramener le taux d'inflation à 2%, niveau considéré comme sain pour l'économie.
Pour cela, elle a relevé ses taux afin de ralentir l'activité économique et ainsi desserrer la pression sur les prix. Si bien que les taux outre-Atlantique se trouvent actuellement - et depuis un an - à leur plus haut niveau en 20 ans, dans la fourchette de 5,25 à 5,50%.
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Et de prévenir : « Je ne pense pas que cette première baisse sera la dernière ». Selon lui, il est « probable qu'une série de baisses sera appropriée », bien que le rythme soit « difficile (à) déterminer ».
Ce, malgré le fait que l'objectif des 2% n'ait pas été encore atteint. Car, aux yeux de la Fed désormais, l'inflation n'est plus le seul critère d'attention. La situation de l'emploi pèse tout autant, l'institution craignant que les hausses de taux conduisent à une flambée du chômage, voire même à une récession.
D'ailleurs, le taux de chômage aux États-Unis s'est élevé à 4,2% en août, en recul de 0,1 point par rapport à juillet. Mais, comparé à un an en arrière, c'est 0,4 points de plus - le chômage était de 3,8% en août 2023.
Plus globalement, le marché du travail aux États-Unis suit une lente érosion. « Une baisse indéniable et généralisée des embauches est désormais en cours », a commenté Ian Shepherdson, président et chef économiste de Pantheon Macroeconomics, dans une note. Un contexte qui pèse lourd dans la balance et qui fait dire au président de la Fed, Jerome Powell, que « le temps est venu » de desserrer l'étau de la politique monétaire démarrée il y a tout juste deux ans et demi, en mars 2022.
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L'économie est considérée comme le principal sujet par les électeurs américains, appelés aux urnes le 5 novembre prochain, selon une enquête réalisée début septembre par Siena pour le New York Times. Et le sujet de l'inflation a justement lancé mardi soir le premier débat entre les deux candidats, l'ancien président républicain Donald Trump et la vice-présidente démocrate, Kamala Harris.
Kamala Harris a notamment affirmé vouloir apporter des aides aux familles de la classe moyenne. Elle a également mis en garde sur le fait que les fortes hausses de droits de douane, promises par son opposant, feraient à nouveau grimper les prix pour les consommateurs.
Donald Trump a, lui, accusé l'administration Biden d'avoir détruit l'économie américaine, et d'avoir ouvert la porte au plus haut taux d'inflation de l'histoire des États-Unis. Allant jusqu'à affirmer que celui-ci avait atteint +21%, voire +60% pour certains produits. Une fake news, affirmation trompeuse dont est coutumier l'ex-président américain.
En effet, sous la mandature de Joe Biden, l'inflation a atteint un pic de +9,1% en juin 2022, tiré par la reprise économique après le Covid et l'invasion de l'Ukraine. Du jamais-vu depuis le début des années 1980, mais bien loin du record de +23,7% atteint en 1920.
(Avec AFP)
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