Un mois avant la prise de fonction du futur président des États-Unis, Donald Trump, tous les regards sont tournés vers la Fed. Le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), qui se réunissait mardi et mercredi, devrait réduire les taux directeurs de la banque centrale de 25 points de base, ramenant ainsi les taux cibles à 4,25-4,5%.
« Le retour de Trump va nous amener vers des trajectoires de politique monétaire plus contraintes que prévu aux États-Unis et ce sera l'élément clé pour lire 2025 », acquiesce Philippe Dauba-Pantanacce, senior économiste en charge de la géopolitique mondiale chez Standard Chartered. Car, au moment où Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE) annonce de nouvelles baisses de taux, la trajectoire paraît beaucoup moins accommodante outre-Atlantique.
« Nous nous attendons à seulement deux baisses des taux de la Fed, de 25 points chacune, dont celle de décembre », anticipe Gilles Möec, chef économiste chez AXA Investment Managers (IM), une projection moins accommodante que le consensus de marché qui table sur 3,5% en 2025.