Censure : les marchés tanguent, la prime de risque de la France s'envole
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L'instabilité politique a accentué la baisse du CAC 40 déjà plombé par la forte correction des valeurs du luxe.
Benoit Tessier
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L'instabilité politique a accentué la baisse du CAC 40 déjà plombé par la forte correction des valeurs du luxe.
Benoit Tessier
Les marchés financiers dans l'Hexagone vivent au gré des nouvelles et des rumeurs de la vie politique. Ils ont aussitôt réagi à l'annonce par le Premier ministre Michel Barnier du recours à l'article 49.3, suivi du dépôt d'une motion de censure par le parti d'extrême droite Rassemblement national.
La prime de risque de la dette française, mesurée comme l'écart de rendement entre une obligation française à dix ans et une obligation allemande, s'est envolée en fin d'après-midi pour tutoyer les 88 points de base et l'euro a également poursuivi sa chute par rapport au dollar. « Sur la prime de risque, le changement est profond et la France s'est clairement dégradée par rapport aux autres pays de la zone euro », notait déjà, la semaine dernière, Matthieu de Clermont, directeurs des investissements chez Allianz GI.
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Après une séance en dents de scie, la CAC 40 se stabilise à la clôture, alors que tous les autres indices européens sont au vert. Mais l'indice phare de la place de Paris avait déjà bien décroché face à l'instabilité politique qui s'installe dans le pays. Il sera le seul en Europe à terminer l'année 2024 en recul. « L'écart de performance entre le CAC 40 et l'indice Stoxx 600 s'est singulièrement écarté depuis que la prime de risque sur la signature de la France est partie dans le décor », note un gérant Actions. Certes, le CAC souffre de la forte correction sur les valeurs du luxe, mais les entreprises exposées au risque souverain, comme les banques, les assurances ou bien les services collectifs ont également subi des dégagements importants.
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