Le CAC 40 reste à la traîne des principaux indices européens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’indice CAC 40 de la Place de Paris gagne près de 1,4% depuis janvier contre 13% pour le Dax en Allemagne.
Benoit Tessier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’indice CAC 40 de la Place de Paris gagne près de 1,4% depuis janvier contre 13% pour le Dax en Allemagne.
Benoit Tessier
Le mois d'août avait mal commencé sur les marchés avec, coup sur coup, une hausse surprise du taux directeur de la Banque du Japon et un mauvais chiffre sur l'emploi aux Etats-Unis qui ont entraîné des ventes massives (sell off). Mais une fois dissipées les craintes sur une récession aux Etats-Unis, le marché a vite rebondi, trop vite redoutent certains investisseurs outre-Atlantique. En Europe, l'indice allemand Dax a même atteint un plus haut historique alors même que les indicateurs industriels sont clairement dans le rouge.
A Paris, le CAC 40 est, certes, revenu à son niveau de fin juillet. Mais au final, ses performances apparaissent bien ternes au regard des autres indices européens, sans parler bien évidemment des indices américains. Depuis janvier, le principal indice de la place de Paris fait du surplace alors que les principaux indices Stoxx gagnent entre 8 et 9 %, que le Dax grimpe à Francfort de 12% et que le FTSE 100 surprend à Londres avec un gain de plus de 8%. Même constant en Espagne (+13%), en Italie (+13%), à Amsterdam (+17%) ou Stockholm (+8%). « Toute chose égale par ailleurs, l'indice devrait tourner autour de 8.200 points ! », avance, dépité, un gérant.
Pourtant, jusqu'au mois de mai, il y avait une très forte corrélation entre les différents indices européens, et notamment entre le CAC 40 et le Dax allemand. Mais le CAC 40 a clairement décroché à partir de la mi-juin à l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale. « Il y a bien une prime de risque liée à l'incertitude politique qui a été rajoutée aux actifs français à partir du moins juin », constate Alexandre Hezez, stratégiste chez Richelieu Gestion.
À lire également
Cette prime de risque se matérialise également sur l'écart de rendement entre la dette française et la dette allemande qui reste à des niveaux élevés, supérieurs à 70 points de base, après le pic de 80 points de base atteint en juin dernier lors de l'annonce de la dissolution, contre environ 50 points de base avant les élections européennes et la dégradation de la note de la France par l'agence S&P.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie