« L’heure des cryptos a sonné » : Paul Atkins (SEC) trace le futur de la finance
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Paul Atkins, président du gendarme américain de la Bourse, à Paris, mercredi 10 septembre 2025.
Jdussueil
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Paul Atkins, président du gendarme américain de la Bourse, à Paris, mercredi 10 septembre 2025.
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« On résiste à l'invasion des armées ; on ne résiste pas à l'invasion des idées. » C'est dans un français timide, mais toujours présent à l'oreille, que Paul Atkins, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC) cite volontiers Victor Hugo pour décrire la prochaine vague crypto qui va déferler sur le monde de la finance. Invité ce mercredi à l'OCDE pour un discours conventionnel sur « les marchés financiers au service de la compétitivité et de la croissance », l'ancien avocat francophone en a profité pour délivrer une « keynote » pro crypto peu orthodoxe.
Face à une audience de cols blancs de la finance venus en nombre, ce fidèle de Donald Trump, nommé juste après son investiture, ne laisse aucun doute sur les intentions de son administration : « Nous allons clarifier les règles pour les innovateurs et les inciter à venir aux États-Unis, devenant, comme l'a dit Donald Trump, la capitale mondiale des cryptos. » Une vision que l'Amérique mène au pas de charge, à l'instar du dernier « Genius Act », une loi fédérale votée en juillet par le Congrès et qui précise l'usage des stablecoins, ces monnaies numériques adossées à une devise, pour effectuer des paiements plus rapides et à moindres frais grâce aux blockchains.
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Sous la houlette de Paul Atkins et de son « Project Crypto », la SEC veut faire table rase des obstacles laissés par Gary Gensler, son prédécesseur, et moderniser la régulation des actifs numériques dans leur ensemble (cryptomonnaies, tokens, DeFi, titres financiers « tokenisés », plateformes d'échanges, conservation, NFT). « La plupart des cryptoactifs ne sont pas des titres financiers [...] Nous ne devons pas multiplier les règlements et les licences à obtenir, auxquels seuls les plus grands opérateurs peuvent se conformer », assume l'homme d'affaires dont la mission est aussi de se mettre au diapason avec l'autre instance régulatrice sur le sujet, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).