Banques et stablecoins : un mariage de raison sous parrainage américain
Éric Benhamou et Maxime Heuzé
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JPMorgan Chase se lance sur le marché des stablecoins pour « voir ».
Mike Segar
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JPMorgan Chase se lance sur le marché des stablecoins pour « voir ».
Mike Segar
Longtemps sceptique, voire opposant virulent, Jamie Dimon, le très influent directeur général de JPMorgan Chase, est désormais un jeune converti aux cryptoactifs. Converti mais sans excès. Au fond de lui, il doute, mais le mouvement en faveur des monnaies et des actifs numériques lui apparaît désormais comme inexorable : il ne comprend toujours pas l'utilité de ces monnaies, comme le stablecoin, mais il estime aussi qu'il ne peut pas rester à l'écart.
« Ils [les stablecoins] sont réels, mais je ne sais pas pourquoi on voudrait utiliser un stablecoin plutôt qu'un simple paiement », a-t-il lancé lors d'une conférence téléphonique mardi à l'occasion de la présentation des (bons) résultats trimestriels de la banque. « Nous allons nous impliquer dans les stablecoins, afin de les comprendre et de les maîtriser », a-t-il ajouté.
Le stablecoin est un type de cryptomonnaie conçu pour être stable et qui est donc adossé à une devise, généralement le dollar. La banque avait annoncé le mois dernier le lancement d'un stablecoin dollar dont l'utilisation sera limitée dans un premier temps aux seuls clients de JPMorgan. Il s'agit d'un jeton de dépôt en dollar tokenisé et utilisé par des clients institutionnels pour effectuer des paiements numériques sur une blockchain.
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Les dirigeants de Citigroup ont également indiqué qu'ils avaient un projet d'émission d'un stablecoin « Citi », toujours adossé au dollar. Même son de cloche chez Bank of America. Comme si le soudain intérêt du président américain Donald Trump pour le monde des cryptos avait réveillé les banques traditionnelles. Ces dernières ne souhaitent pas abandonner le terrain aux fintechs qui, comme Circle, brillent de mille feux.
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