2025 s'annonce comme une année chargée pour les entreprises européennes de cryptomonnaies. Un peu plus de deux ans après la faillite du géant du secteur FTX, dû au détournement des fonds de ses clients, la réglementation européenne Market in Crypto asset (MiCA) est entrée en vigueur le 30 décembre dernier. Avec cette nouvelle législation européenne, les fournisseurs de services de cryptoactifs devront montrer patte blanche sur leurs pratiques. À la clé : le statut de Prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) et le droit de réaliser leurs activités dans les 27 pays de l'Union européenne.
De leur côté, les entreprises n'obtenant pas le précieux Sésame se verront raccompagner à la porte du Vieux continent. « C'est très important car si des investisseurs allaient massivement sur une plateforme non régulées et donc dépourvues des garanties de MiCA, en cas de fraude ou d'accident les conséquences seraient très graves pour les épargnants européens et par répercussion pour l'image et la crédibilité de toute l'industrie crypto », affirme à La Tribune, Faustine Fleuret, ex-présidente du lobby du secteur, l'Adan.
Encore faut-il que les gendarmes financiers européens aient les moyens de barrer la route de ces sociétés. « Quels seront les effectifs et les moyens de l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour surveiller les acteurs non réglementés qui tenteraient de passer sous les radars en Europe », s'interroge Faustine Fleuret. Quand bien même tous les acteurs illégaux seraient placés sur liste noire, les observateurs du secteur s'interrogent sur la capacité des régulateurs à attribuer des sanctions.