ING n'augmentera pas de 50% son Pdg face au "tumulte"

Ralph Hamers ING
ING
Moins d'une semaine après avoir révélé son intention d'augmenter de 50% la rémunération du Pdg, Ralph Hamers, en lui accordant une rémunération en actions équivalente à la moitié de son salaire fixe brut, le conseil de surveillance d'ING, la première banque des Pays-Bas, abandonne cette idée qui a suscité de nombreuses réactions indignées, notamment dans la classe politique néerlandaise. Il a annoncé ce mardi matin qu'il retirait sa proposition qui devait être soumise au vote des actionnaires en assemblée générale, le 23 avril.
Afin d'éviter "un débat public qui porte préjudice à ING et ses salariés", le conseil va donc revoir la façon de mettre en place "une politique de rémunération durable et compétitive."
Ralph Hamers, 51 ans, Pdg depuis 2013, a engagé ING dans une sévère restructuration et un plan de modernisation visant à en faire "le Spotify de la banque".
Sa rémunération totale serait passée de 1,98 million d'euros à 3,045 millions, dont 1,75 million de fixe (+2,2%), 875.00 euros de rémunération en actions et 420.000 euros de prime variable.
[Extrait du rapport annuel 2017 d'ING]
Des clients de la banque au lion orange auraient même fermé leurs comptes en signe de protestation, selon des informations de presse.
À lire également
En pleine campagne électorale, à la veille des municipales du 21 mars, toute la classe politique néerlandaise s'était mobilisée contre cette hausse spectaculaire de la rémunération du patron de la banque, sauvée de la faillite par l'injection de 10 milliards d'euros d'argent public lors de la crise financière de 2008. Le gouvernement avait indiqué qu'il cherchait les moyens juridiques d'empêcher cette augmentation.
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie