[Article mis à jour à 11h10]
La publication du rapport annuel 2017 d'ING ce jeudi n'est pas passée inaperçue : la banque néerlandaise a annoncé dans un communiqué des changements de sa politique de rémunération des dirigeants. Notamment le projet d'augmenter très significativement celle du Président et directeur général, Ralph Hamers, qui a mené une sévère restructuration, se traduisant par des milliers de suppressions d'emplois. Si son salaire fixe brut ne progresse que de 2,2%, à 1,75 million d'euros, sa part variable en actions s'envole.
Elle souligne aussi que cette rémunération classera ING au 44e rang des rémunérations de directeur général des entreprises de l'indice Euro Stoxx 50 (Société Générale est 41e, BNP Paribas 26e).
[ING est la 19ème capitalisation boursière de l'Euro Stoxx 50 et son Pdg se classe au 44ème rang des rémunérations de dirigeants selon la banque néerlandaise]
Pas de quoi atténuer le courroux des politiques néerlandais, qui se souviennent que la banque a été renflouée par l'État en 2008 (10 milliards d'euros). Le ministre des Finances, Wopke Hoekstra, a jugé cette rémunération excessive et qu'elle n'aiderait pas à restaurer la "confiance fragile" dans le secteur.
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