Le patron d'ING augmenté de 50%, tollé aux Pays-Bas

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Ralph Hamers, le Pdg d'ING, a provoqué la polémique avec sa hausse de rémunération, en actions.
Ralph Hamers, le Pdg d'ING, a provoqué la polémique avec sa hausse de rémunération, en actions. (Crédits : DR)
L'annonce d'une hausse du salaire du Pdg de la banque néerlandaise, renflouée par l'État après la crise, a provoqué la polémique jeudi dans les milieux politiques de tous bords. Ralph Hamers a réalisé une sévère restructuration de la banque, supprimant des milliers d'emplois.

[Article mis à jour à 11h10]

La publication du rapport annuel 2017 d'ING ce jeudi n'est pas passée inaperçue : la banque néerlandaise a annoncé dans un communiqué des changements de sa politique de rémunération des dirigeants. Notamment le projet d'augmenter très significativement celle du Président et directeur général, Ralph Hamers, qui a mené une sévère restructuration, se traduisant par des milliers de suppressions d'emplois. Si son salaire fixe brut ne progresse que de 2,2%, à 1,75 million d'euros, sa part variable en actions s'envole.

 "Le directeur général recevra des actions fixes d'une valeur égale à 50% du salaire de base brut. Ces actions ont une durée de conservation de cinq ans, ce qui permet à ING de proposer une rémunération plus attrayante tout en maintenant le salaire de base plus ou moins inchangé" justifie  la banque.

Elle souligne aussi que cette rémunération classera ING au 44e rang des rémunérations de directeur général des entreprises de l'indice Euro Stoxx 50 (Société Générale est 41e, BNP Paribas 26e).

ING rémunération PDG euro Stoxx 50

[ING est la 19ème capitalisation boursière de l'Euro Stoxx 50 et son Pdg se classe au 44ème rang des rémunérations de dirigeants selon la banque néerlandaise]

Courroux des politiques

Pas de quoi atténuer le courroux des politiques néerlandais, qui se souviennent que la banque a été renflouée  par l'État en 2008 (10 milliards d'euros). Le ministre des Finances, Wopke Hoekstra, a jugé cette rémunération excessive et qu'elle n'aiderait pas à restaurer la "confiance fragile" dans le secteur.

"Dans quel monde vivent donc les hauts dirigeants d'ING ?", s'est exclamé le député Jesse Klaver, chef du parti des Verts dans un tweet, qualifiant d'"arrogant" le dirigeant.

Un député de l'Union chrétienne, Eppo Bruins a estimé que "le secteur bancaire manque encore du sens de la responsabilité sociale".

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Commentaires
a écrit le 11/03/2018 à 11:23 :
Quel est le problème ?
Cordialement
a écrit le 10/03/2018 à 9:15 :
..... boycottez ING , c'est la meilleure réponse a ces comportements !!!
a écrit le 09/03/2018 à 19:01 :
Vivement le FREXIT, nous sommes bornés et roulés dans la farine
a écrit le 09/03/2018 à 15:01 :
Ca couine n, ça hurle , ça s'indigne mais RIEN jamais ne change et les prédateurs continuent de plus belle !
....Je retire mes deux sous de cette boite !
a écrit le 09/03/2018 à 13:08 :
Ne faisons pas dans le populisme, le banquier est le représentant de dieu sur terre, il crée de la monnaie ex nihilo (ça c'est pour faire croire qu'il existe un lignage direct entre nous et les romains ce pour quoi on se considère latin mais dans une acception qui correspond bien peu aux latins puisque les latins modernes sont plutot les americains, l'empire, qui sont bien peu latins comme les latinos le comprennent à l'heure des pans derrière l'enclos)
Je disais donc il crée avec ses petits doigts habiles des chiffre en tapotant sur son clavier comme vous et moi sauf que lui il a la license 4 de la drogue moné-taire.
Le gars il vous endette, ne prend aucun risque en ayant un droit de préemption sur les biens que cet argent vous permet d'acquérir et a le droit légitime d'exiger de vous un interet pour le tracas que ce processus lui cause.
Et il peut multiplier les pains comme jésus mais avec profit.
Il est normal de rémunérer au dela de toute mesure une personne ayant de telle capacités, allez demander à votre boulanger de créer des pains à partir de rien tiens !
Réponse de le 10/03/2018 à 8:37 :
au-dela d'un certain seuil la remunération devient prédation !
a écrit le 09/03/2018 à 10:11 :
Individualisation des gains et socialisation des pertes. Quand on pense que les états unis, eux, ont fait payer plus de 300 milliards de dollars d'amende aux banques et que notre UE, paralysée par son dumping fiscal n'a pas bougé le petit doigt on ne peut que désespérément regarder cette europe sombrer dans la décadence de la compromission.

Vite un frexit.

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