L’Assurtech Lovys veut construire une assurance tout-en-un sur abonnement

 |   |  618  mots
(Crédits : lovys)
La startup Lovys veut s’émanciper des offres standards proposées dans le monde de l’assurance en proposant des contrats personnalisés par le biais d'un seul abonnement mensuel. Passée par les accélérateurs de Techstars et BNP Paribas, la jeune pousse veut couvrir tout le spectre de l’assurance des biens. Elle travaille avec la Maif sur l'assurance auto.

Combien avez-vous de contrats d'assurance ? Combien déboursez-vous chaque année pour ces polices ? De quelles protections et garanties bénéficiez-vous ? Pour la majeure partie des foyers, il est difficile de répondre à ces questions. La startup Lovys est née de ce constat avec l'ambition d'apporter de la transparence, de la flexibilité et de la personnalisation.

Des contrats façon Lego

Fondée en septembre 2017 par João Cardoso, l'Assurtech veut développer une application tout-en-un grâce à laquelle l'utilisateur pourra opter pour des produits d'assurance selon ses besoins, en ajoutant et retirant à sa guise des briques de service à la manière d'un jeu de construction. Autre originalité du produit : son mode de facturation.

« Nous proposons un abonnement mensuel sans engagement, comme le fait Netflix ou Spotify », explique l'entrepreneur.

João Cardoso n'en est pas à son coup d'essai. Cet entrepreneur portugais a déjà créé deux startups dans le monde de l'assurance, au Brésil, dont il est toujours actionnaire. « VisionX (l'une des deux Assurtech, ndlr) est la plus grande plateforme d'assurance multirisque habitation (MRH) au Brésil. 700 agences immobilières sont utilisatrices », se targue-t-il.

Pour l'instant, le service de Lovys est uniquement disponible depuis un site en ligne et deux produits sont proposés : une assurance habitation et une autre pour son smartphone. Pour assurer son logement, l'internaute renseigne ses adresses postale et électronique, puis clique sur des pictogrammes pour préciser s'il s'agit d'une maison ou d'un appartement, d'une résidence principale ou secondaire, s'il est locataire ou propriétaire, le nombre de pièces, la surface, etc. En moins de deux minutes, il obtient ainsi un premier tarif mensuel avec les garanties de base et peut ensuite personnaliser son contrat en ajoutant des options (bris de glace, dommages électriques, assurance scolaire, instrument de musique, etc.). Le tout, en visualisant au fur et à mesure leur coût respectif.

La startup assure proposer des prix de 10% à 20% moins chers pour l'habitation et de 40% à 50% moins chers pour l'assurance smartphone. À titre d'exemple, une assurance pour un iPhone 6S revient à 6,49 euros par mois et couvre contre le vol, l'oxydation et la casse.

"Nous ne proposons pas qu'un joli parcours de vente. Nous avons également développé une plateforme technologique qui permet de transformer les contrats annuels en abonnements mensuels", précise le directeur général de la startup.

Au cours de l'année, Lovys entend distribuer une série d'autres produits et élargir son offre à l'assurance voyage, automobile, vélo, moto et chiens. "Lorsque le client ajoutera un contrat, son prix sera directement intégré à celui de son abonnement mensuel", précise João Cardoso.

Dix partenariats signés

La startup, qui n'a que le statut de courtier grossiste, s'appuie sur plusieurs compagnies d'assurance, dont Generali, La Parisienne, Helvetia ou encore Cardif (BNP Paribas) et la Maif chez qui elle est d'ailleurs hébergée le temps de développer un nouveau service.

"Nous allons proposer au cours du deuxième trimestre de l'année une assurance automobile avec la Maif", indique l'entrepreneur.

Aujourd'hui, Lovys n'a été testée que par une centaine d'utilisateurs. L'Assurtech, qui a déjà levé 400.000 euros, prévoit de boucler un nouveau tour de table plus conséquent dans les mois à venir pour financer sa croissance et le coût d'acquisition de nouveaux clients, particulièrement onéreux dans cette industrie. Elle emploie actuellement 18 salariés en France, au Portugal et en Argentine.

Pour toucher plus facilement les particuliers, Lovys entend également se développer en B2B2C. Elle affirme avoir déjà noué dix partenariats avec des entreprises digitales. Pour l'heure, aucun nom n'a été dévoilé.

Lire aussi : Faire grandir l'Assurtech française, nouveau défi de l'incubateur Le Swave

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :