L'ESS à l'épreuve du coronavirus, la finance solidaire comme levier ?

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Frédéric Tiberghien, président de Finansol, l'association qui représente les acteurs de l'épargne solidaire.
Frédéric Tiberghien, président de Finansol, l'association qui représente les acteurs de l'épargne solidaire. (Crédits : Finansol)
Les acteurs de l'Économie sociale et solidaire (ESS), particulièrement fragilisés par les conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, nécessitent des modes de financement adaptés. En pleine croissance, la finance solidaire peut faire partie des solutions, à condition qu'un certain nombre de blocages, notamment législatifs, soient levés.

Mise à l'arrêt des commandes publiques, délais de paiement rallongés, arbitrage dans les subventions, baisse du chiffre d'affaires, chute des dons, bénévolat ralenti par le confinement... Les associations, qui représentent 85% des employeurs de l'Économie sociale et solidaires (ESS) et dont les ressources sont hybrides, ont été touchées de plein fouet par la crise du coronavirus.

"Ce secteur cumule les vulnérabilités d'autant plus, qu'en général, les associations n'ont pas beaucoup de fonds propres, ont des besoins de trésorerie plus importants et ont un accès plus difficile au crédit bancaire", souligne Frédéric Tiberghien, le président de Finansol, l'association qui représente les acteurs de l'épargne solidaire.

Des solutions ad hoc pour un secteur très fragilisé

Pour soutenir les plus petites structures de l'ESS, celles composées d'1 à 3 salariés, menacées de mort économique, un fonds d'urgence a été mis en place.

"Ce dispositif comprend deux volets : une somme forfaitaire de 5.000 euros et un accompagnement pour leur permettre d'activer d'autres leviers locaux ou nationaux", explique Christophe Itier, haut commissaire en charge de l'ESS au ministère de la Transition écologique.

D'autres solutions ad hoc ont été déployées pour répondre aux besoins spécifiques de ces structures. France Active, à la fois asset manager social et société de garantie, a mis en place le prêt Relève solidaire, un prêt sans intérêt qui peut s'élever jusqu'à 100.000 euros sur une durée de 12 à 18 mois. Ce dispositif doit permettre aux entrepreneurs de reconstituer leur trésorerie et de combler les pertes non couvertes par les aides publiques exceptionnelles.

"Cette avance de...

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Commentaires
a écrit le 04/06/2020 à 10:36 :
La finance étant par essence même cupide comment pourrait elle être solidaire ?

On lui demande juste de nourrir l'économie réelle alors qu'elle nourrie les paradis fiscaux, on ne veut pas qu'elle fasse le "bien" autour d'elle hein ! Surtout pas même !

Mais enfin c'est naturel de pas comprendre ou bien c'est volontaire ?

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