La Grèce lève le contrôle des capitaux imposé il y a quatre ans

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Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, lors de sa visite à l'Elysée le 22 août 2019.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, lors de sa visite à l'Elysée le 22 août 2019. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement grec a annoncé la fin du contrôle des capitaux placés dans les banques à partir du 1er septembre. Une promesse de campagne du nouveau Premier ministre.

Décision hautement symbolique. La Grèce espère tourner définitivement la page de la crise et des contraintes imposées dans le cadre du plan de sauvetage mis en place par la communauté internationale. Le nouveau Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, du parti de droite Nouvelle-Démocratie, a annoncé ce lundi 26 août qu'il allait lever toutes les restrictions sur le contrôle des capitaux placés dans les banques mises en place il y a quatre ans, et ce, à partir du 1er septembre.

"À partir d'aujourd'hui, le contrôle des capitaux est une chose qui appartient au passé", a déclaré devant le Parlement le chef du gouvernement, qui fut ministre de la Réforme administrative pendant la crise (2013-2015). "En coopération avec la Banque de Grèce, nous tenons notre engagement électoral plut tôt que prévu : supprimer le contrôle des capitaux", a ajouté le Premier ministre, qui a succédé à Alexis Tsipras après les élections législatives du 7 juillet.

Un amendement en ce sens sera présenté au Parlement le 1er septembre, a précisé le ministre des Finances, Christos Staikouras.

Éviter la panique bancaire

Le contrôle des capitaux avait été imposé le 28 juin 2015, par Alexis Tsipras, pour éviter une panique bancaire, après le refus de la Banque centrale européenne de suspendre un financement d'urgence accordé aux banques grecques, dans le cadre du plan de sauvetage mis en place en 2010. Le Premier ministre de l'époque, du parti de gauche, avait dû se résoudre à une fermeture temporaire des établissements bancaires grecs, pendant trois semaines, et à un plafonnement des retraits aux guichets automatiques à 60 euros par jour. Ces restrictions avaient été progressivement levées.

Le plafond sur les retraits a été levé en octobre 2018 mais le contrôle des changes sur les fonds transférés à l'étranger était resté en place.

La Grèce est sortie de son troisième et dernier plan de sauvetage en août 2018 et s'est ainsi libérée de la tutelle financière de la troïka, FMI-BCE-Commission européenne, qui ont injecté en tout quelque 289 milliards d'euros, en contrepartie de mesures drastiques d'assainissement.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2019 à 10:27 :
Transformer une recommandation de Bruxelles en promesse c'est la méthode qu'utilise tout nos chefs d’États dans l'UE, nous avons un exemple type en Macro-nie!
Réponse de le 27/08/2019 à 19:51 :
Le contrôle des changes a eu son utilité à un certain moment. La situation s'étant améliorée considérablement suite au choix de Tsipras d'arrêter le jeu de bonneteau de Varoufakis et de faire enfin le nécessaire avec l'appui de l'UE, de la BCE et du FMI, ce contrôle des changes était devenu inutile et il était nécessaire de le lever. S'il avait été reconduit Tsipras l'aurait sans doute fait lui-même.
a écrit le 27/08/2019 à 9:30 :
gauche et droite, populistes et progressistes actuellement, les deux faces d'une même pièce.
a écrit le 26/08/2019 à 20:20 :
Si Christine Lagarde devient gouverneuse de la bce, j'espere qu'elle nous ressortira son celebre CD.
Les tubes de ces années on en a deja plein, on lui fera une place


MOI JE M EN FOUT JE SUIS UN LAPIN

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