La Place de Paris veut se réinventer pour capitaliser sur la finance à impact
Irène Frat
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Face aux enjeux climatiques ou sociaux, c'est la stratégie d'une « économie politique », oeuvrant pour le bien commun, qu'a défendu le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, dans son introduction à la conférence sur la finance à impact. A l'initiative du secrétariat d'Etat chargé de l'Economie Sociale, Solidaire et Responsable et de Finance for Tomorrow, une émanation de Paris Europlace visant à faire de la finance verte et durable le moteur du développement de la Place de Paris, la conférence, le 25 mars, a officiellement lancé une série de travaux sur ce thème.
Et si Bruno Le Maire a rappelé l'importance, pour la France, d'inclure le nucléaire dans la taxonomie européenne, autrement dit, la classification des activités économiques compatibles avec l'Accord de Paris sur le climat qui servira, entre autres, de base aux investissements, il a surtout souligné l'importance stratégique de la finance à impact pour la Place de Paris. En pointe pour l'instant dans ce domaine - le label Investissement Socialement Responsable, par exemple, a été créé en France dès 2016 - elle doit conserver son avance.
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Pour cela, il lui faut continuer d'innover, avec de nouveaux outils, y compris de mesure d'impact, sans oublier les labels qui fleurissent depuis quelque temps et que le ministre veut réformer, pour les rendre plus exigeants et transparents. Le tout sans être bridée par une future réglementation européenne qui serait trop contraignante, mais assez tout de même pour déjouer toute tentative d'impact washing... Nicole Notat, présidente du comité Label ISR, s'est ainsi félicitée du fait que la France, à travers plusieurs initiatives, telles que l'introduction, dès 2002, de l'obligation pour les sociétés cotées de fournir des données sur l'impact social et environnemental de leur activité, et d'autres plus récentes, notamment sur l'épargne salariale, afin de favoriser les critères Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance (ESG) dans ces investissements, a « alimenté la réflexion européenne ».
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