Les banques "doivent se préparer au pire" avec la deuxième vague du virus, prévient la BCE

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Andrea Enria, président du conseil de surveillance de la BCE.
Andrea Enria, président du conseil de surveillance de la BCE. (Crédits : Reuters)
"Dans le cas d'une seconde vague, l'impact sur les capitaux et la détérioration de la qualité des actifs seraient bien plus conséquents", a déclaré Andrea Enria, le président du conseil de surveillance de la BCE, dans un entretien ce jeudi au quotidien belge L'Echo.

Le président du conseil de surveillance de la BCE, Andrea Enria, a estimé que les banques peuvent "espérer le meilleur, mais doivent se préparer au pire" avec l'aggravation de la crise sanitaire, dans un entretien ce jeudi au quotidien belge L'Echo.

"Dans le cas d'une seconde vague, l'impact sur les capitaux et la détérioration de la qualité des actifs seraient bien plus conséquents", a expliqué le responsable, interrogé sur la vulnérabilité financière des banques dans la récession.

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Le secteur bancaire européen a "entamé cette crise dans un état de fragilité structurelle", estime-t-il, ajoutant que "la consolidation est un des outils qui peut aider les banques à se focaliser sur ces problèmes".

Risque de flambée des défauts de paiement

Rappelant que les banques avaient été encouragées à se préparer en juillet à une augmentation significative des prêts non performants, Andrea Enria avertit que certains de leurs clients "rencontreront des difficultés temporaires, mais devraient traverser la crise, tandis que d'autres ne sont pas en bonne santé et n'y survivront pas".

Fin septembre, M. Enria s'était déjà inquiété d'un risque d'une flambée des défauts de paiement de crédits dans le sillage de la récession liée à la pandémie du Covid-19.

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Dans le pire scénario, la BCE s'attend à ce que les prêts non performants grimpent à 1.400 milliards d'euros, un chiffre "encore plus élevé que ce que nous avons connu lors de la dernière crise" de 2008/2009, quand ils avaient culminé à quelque 1.000 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 05/11/2020 à 17:55 :
Que n'avions-nous dit avant l'ouverture du marché européen de Schengen du point de vue économique ?
Qu'il fallait au préalable d'abord unifier les banques privées nationales de tous les États qui allaient rejoindre l'Union Européenne, la gestion européenne en serait facilité aujourd'hui car on ne sait toujours pas en cas de crise économique comme celle d'une pandémie planétaire où tout est gelé, si avec 5 banques privées on perd 5 fois plus qu'avec une seule banque privée qui permettrait de perdre 5 fois moins ? !

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