Les deux intrépides qui s'attaquent au crédit conso et à la gestion de comptes

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(Crédits : DR)
[ SÉRIE FINTECH 2/4 ] D’abord parties à la conquête des moyens de paiement, les startups spécialisées dans les technologies financières et les mastodontes de l’Internet se lancent à présent à l’assaut de l’épargne et du crédit. Aujourd'hui, Prêt d'Union et Compte-Nickel, deux startupes intrépides qui s'attaquent à des secteurs clés de la banque.

Prêt d'Union, l'alternative pour les prêts aux ménages

D'un côté, des épargnants, des family offices ou encore de petites sociétés de gestion, plus que jamais en quête de rendement dans le contexte actuel de taux bas.

De l'autre côté, les emprunteurs sont, eux, des ménages français, qui ont besoin de 3.000 à 40.000 euros pour acheter une voiture, rénover leur logement ou pour financer les études du petit dernier.

Ces sommes, les prêteurs les leur consentent sur des durées de deux à cinq ans, moyennant un taux d'intérêt compris entre 3,4% et 6,65%, auquel s'ajoute 1,8% de frais de dossier.

Des taux meilleur marché que ceux des acteurs traditionnels du crédit à la consommation, et un service plus simple et plus rapide, telle est la promesse de Prêt d'Union. Une promesse qui séduit : depuis son lancement commercial en décembre 2011, plus de 200 millions d'euros ont été prêtés à des ménages français via la plateforme, ce qui correspond à un doublement des volumes chaque année.

Sur le plan du modèle économique, la fintech se rémunère via des commissions facturées aux emprunteurs sur les sommes collectées, et au moyen de frais de gestion prélevés auprès des investisseurs-prêteurs.

« Nous visons l'équilibre financier en France pour l'été 2016 », indique Charles Egly, cofondateur et président du directoire de Prêt d'Union.

Compte-Nickel, ou quand les buralistes se font banquiers

Compte-Nickel

Ouvrir un compte bancaire dans un bureau de tabac, une hérésie ? Pas du tout. En témoigne le développement du Compte-Nickel.

Lancé auprès du grand public le 11 février 2014, celui-ci est disponible chez 1.000 buralistes en France et revendique 150.000 clients. Concrètement, toute personne disposant de papiers d'identité en cours de validité peut acheter un coffret Compte-Nickel dans un bureau de tabac, moyennant 20 euros, dont 3 euros reviendront au buraliste, lequel bénéficiera également de commissions sur les dépôts et les retraits.

Une fois le compte bancaire activé par le buraliste, une carte de paiement Mastercard et un relevé d'identité bancaire sont remis au client, ce qui lui permettra de domicilier ses revenus sur son Compte-Nickel, d'y déposer des espèces, d'en retirer - chez le buraliste ou via un distributeur automatique -, d'effectuer des virements et d'autoriser des prélèvements.

Sachant que le réseau des buralistes français compte 27.000 points de vente et qu'il y entre chaque jour 10 millions de clients, cela donne une idée de la taille du marché potentiel de l'entreprise.

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[ SÉRIE FINTECH ] Retrouvez dès demain le prochain volet de cette série écrite par Christine Lejoux sur ces fintechs qui vont changer les banques.

  • Lydia, Payname et PayTop, les trois nouvelles stars du moyen de paiement (3/4)
  • Finexkap, Lendix, Finsquare bousculent le crédit aux entreprises (4/4)

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