Dur réveil après l'euphorie de la COP21 ou simple baisse de régime temporaire ? Les levées de fonds en capital-innovation et capital-développement dans les technologies vertes en France ont atteint 141 millions d'euros au premier semestre pour 31 opérations, en recul de près de 25% en valeur par rapport à la même période l'an dernier, où elles avaient déjà baissé de 22%, selon le dernier baromètre cleantech de l'AFIC (l'Association française des investisseurs pour la croissance). C'est un plus bas depuis quatre ans.
Réalisé avec le cabinet EY et le site GreenUnivers, ce baromètre se concentre sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les transports et le traitement des eaux, de l'air, du sol ainsi que le recyclage, et ne prend en compte que les acteurs du capital-investissement, et pas les investissements de corporate venture des industriels.
D'ici à la fin de l'année, le baromètre devrait intégrer les investissements dans les technologies vertes de ces fonds d'infrastructures.
Dans les transports et les énergies renouvelables, qui à eux deux représentaient la moitié des financements à la même période l'an dernier, les montants investis ont été divisés par plus de trois. Même si le marché des renouvelables ne semble pas fléchir par ailleurs.
En revanche, les startups développant des technologies d'efficacité énergétique, à l'image d'Actility, concurrent de Sigfox, qui a levé 70 millions d'euros auprès de fonds et d'industriels dont Bosch et Inmarsat, ont le vent en poupe.
En deuxième place arrive la startup francilienne de chimie verte M2iLife Sciences, qui a levé 12 millions d'euros auprès d'Idinvest pour mettre au point des phéromones pouvant protéger les cultures agricoles. A la troisième place le projet un peu fou de SeaBubbles (10 millions auprès de la Maif), qui veut réinventer la mobilité avec ses taxis volants sur la Seine.
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