EDF se fait tirer les oreilles à propos du chantier de l'EPR de Flamanville

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C'est décidément un chantier qui aura causé beaucoup de souci à EDF. Le groupe a reçu une mise en demeure de l'inspection du travail lui enjoignant de mettre en conformité une machine centrale du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, a-t-on appris ce lundi auprès du groupe, qui a confirmé une information de Mediapart.
Un porte-parole d'EDF a confirmé auprès de l'AFP que le groupe avait reçu une telle mise en demeure la semaine dernière, mais a démenti toute interruption des travaux du chantier.
Mediapart a publié cette "mise en demeure" de l'inspection du Travail, transmise le 13 décembre, dans laquelle elle enjoint le groupe à mettre en conformité cette machine centrale du chantier, composée d'un pont polaire et de chariots et qui sert à l'installation des équipements.
"Une telle mise en conformité devra notamment concerner l'ensemble des non-conformités identifiées par les inspecteurs du travail ou qui pourraient figurer dans le rapport de la vérification demandée par la décision du 7 novembre", précise l'inspection du travail dans ce document. L'inspection du travail avait demandé le 7 novembre "à EDF de faire réaliser une vérification de la conformité de la machine", ce que le groupe a établi mais dans un rapport provisoire.
Dans sa mise en demeure, l'inspection du travail relève que "les différents équipements constituant cette unique machine (pont polaire Apco et chariots TLD Mammoet) n'ont pas été conçus pour être utilisés ensemble et que les chariots TLD Mammoet ne sont notamment pas intégrés dans le dispositif global prévu par Apco pour le pont polaire".
Elle précise qu'une visite de contrôle de la machine effectuée par l'inspection du travail le 25 octobre "fait apparaître 15 non conformités manifestes concernant le pont Apco, chacun des chariots TLD Mammoet, ainsi que l'ensemble de la machine qu'ils constituent" qui ont été notifiées à EDF le 8 novembre.
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Elle ajoute qu'EDF a transmis un rapport provisoire, daté du 25 novembre, de la vérification réalisée par la société Socotec, dans lequel cette dernière "identifie 43 non conformités dont plusieurs concernent les organes de commande de la machine".
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Pour l'ONG Greenpeace, "cette nouvelle péripétie démontre une chose que nous savions déjà: EDF ne sait pas construire ce réacteur. Personne ne le sait (...) Le produit star du nucléaire français, la tête de gondole des déplacements gouvernementaux voit son image fortement écornée. Après les années de retard (4 minimum) et l'explosion de son budget (de 3,3 à 8,5 milliards d'euros), cette nouvelle péripétie démontre une chose que nous savions déjà : EDF ne sait pas construire ce réacteur. Personne ne le sait", estime l'ONG dans un communiqué transmis à l'AFP. "Cela pose une question importante: comment vend-on un produit qu'on est incapable de construire?", ajoute Greenpeace.
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