STX France formellement mis en vente par son actionnaire majoritaire sud-coréen

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Les chantiers navals de STX Europe sont formellement à vendre. C'est ce qu'affirment les représentants syndicaux de STX France, à Saint-Nazaire.
Ce dernier a ajouté que "la plaquette aurait été réalisée par la banque Credit Suisse, apparemment mandatée pour la vente". Mais le mystère plane encore sur le chantier naval situé près de Nantes. "La direction (du site français, ndlr) a fait comprendre qu'elle avait appris l'existence de cette plaquette par une voie détournée", a en effet expliqué à l'agence de presse Nathalie Durant, de FO. STX France n'a pas souhaité faire de commentaire.
La Korea Development Bank (KDB), qui a pris l'an passé le contrôle de la maison mère, coréenne, de STX, incapable de lui rembourser ses dettes, avait annoncé en fin d'année vouloir revendre ses filiales européennes afin d'obtenir des liquidités.
La diffusion de la fameuse plaquette s'inscrit dans "la poursuite du processus de vente initié par KDB", selon Pierre Morel, qui estimé que "cela ne change rien". Pour lui, "cette plaquette montre simplement que KDB cherche à se donner les moyens de vendre".
En pratique, une éventuelle vente "peut mettre énormément de temps et ne jamais aboutir", a souligné Pierre Morel. "Plus que l'identité de l'actionnaire, l'important est la question de la stratégie et des moyens", souligne François Janvier, élu CFE-CGC, soulignant que le pacte d'actionnaire actuel avec l'État était "favorable" au site français.
L'État français est actionnaire à 33,3% de STX France et dispose d'un droit de veto. La société est détenue à 66,6% par le finlandais STX Europe, lui-même filiale du sud-coréen STX.
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Selon la journal spécialisé Mer et Marine, KDB serait déjà entré en négociations avec l'allemand Meyer Werft pour la vente des chantiers finlandais.
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