STX France construira le paquebot géant Oasis 4 pour 1 milliard d'euros

 |   |  424  mots
STX, qui emploie 2.400 personnes à Saint-Nazaire, devra livrer l'Oasis 3 en 2016 et l'Oasis 4 en 2018..
STX, qui emploie 2.400 personnes à Saint-Nazaire, devra livrer l'Oasis 3 en 2016 et l'Oasis 4 en 2018.. (Crédits : reuters.com)
Royal Caribbean Cruises Ltd a annoncé que le quatrième navire de sa flotte Oasis sera construit aux chantiers navals de Saint-Nazaire, comme sa "sistership", l'Oasis 3. La nouvelle commande, d'un milliard d'euros, générera environ dix millions d'heures de travail.

Long de 360 mètres et large de 60, pour environ 60.000 tonnes d'acier, il sera l'un des plus grands navires du monde de la classe "Oasis". Et il sera construit en France, aux chantiers navals STX à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Le PDG de l'armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL), Richard Fain, a en effet annoncé vendredi:

"Ce matin nous sommes parvenus à un accord sur l'Oasis 4". "Nous allons construire non pas un, mais deux navires Oasis ici à Saint-Nazaire".

Le deuxième Oasis construit en France

L'Oasis 4 sera le quatrième de la flotte et le deuxième qui sera construit aux chantiers navals STX à Saint-Nazaire (ex-chantiers de l'Atlantique). L'accord a justement été rendu public à l'occasion  de la mise sur cale dans le chantier nazérien de STX France de son "sistership" en cours de construction: l'Oasis 3, qui avait été commandé en décembre 2012. Le quatrième exemplaire de la classe des Oasis figurait en option du premier contrat.

L'Oasis 4 représente une commande d'un milliard d'euros et générera environ 10 millions d'heures de travail pour les ex-chantiers de l'Atlantique. Selon un communiqué de RCCL, il devra être livré en 2018, tandis l'Oasis 3 est prévu pour être livré en 2016. Les deux premiers exemplaires de la série Oasis, "Oasis of the Seas" et "Allure of the Seas", ont été construits par les chantiers finlandais de STX et lancés en 2009 et 2010.

Un gros paquebot à livrer tous les ans jusqu'en 2019

Le directeur général des chantiers STX de Saint-Nazaire, Laurent Castaing, a exprimé sa satisfaction:

"Nous sommes absolument ravis, le chantier va avoir un très gros paquebot à livrer tous les ans jusqu'en 2019, un carnet de commande que beaucoup d'industries peuvent nous envier".

STX, qui emploie 2.400 personnes à Saint-Nazaire, doit en effet aussi livrer en 2014 et 2015 deux porte-hélicoptères à la Marine russe, en 2016 un ferry pour Brittany Ferries, puis en 2017 un paquebot pour l'armateur italo-suisse MSC. A ces commandes, pourraient s'ajouter deux navires et deux autres en option pour la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), si cette dernière arrive à boucler son plan de financement.

L'entreprise, qui se diversifie depuis deux ans dans les énergies marines renouvelables, doit aussi livrer la semaine prochaine à l'énergéticien danois Dong Energy la première de ses sous-stations électriques, un équipement destiné à augmenter la tension des champs d'éoliennes en mer pour limiter leurs déperditions en énergie dans les câbles sous-marins.

Le conglomérat sud-coréen STX envisage néanmoins de vendre en juin sa branche construction navale, à laquelle appartiennent les anciens chantiers de l'Atlantique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/05/2014 à 16:35 :
eh oui,pour fabriquer des navires,il faut une M.O fiable et qualifiée.
alors la sous-traitance fait feu de tous bois,pour recruter des personnels Europe,pas trop chers,flexibles,tacherons dans l’âme, ce qui explique la scission à venir.
La France a aussi un problème de formation,et d'orientation professionnelle.
mais à quoi bon rabâcher,Personne n'agit,car trop occupé à regarder le calendrier pour faire le max de Congés!!!
a écrit le 09/05/2014 à 15:54 :
C'est toujours meilleur que les coups de pieds aux fesses pris ces derniers temps, bravo à Saint Nazaire et à ses chantiers !
a écrit le 09/05/2014 à 15:46 :
Encore une catastrophe pour l'économie française qui n'en avait vraiment pas besoin.
Réponse de le 09/05/2014 à 15:54 :
424 mots, et tout est dit. C'est magique. À peine plus de trois tweet.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :