Pour Moscovici, l'avenir des chantiers navals STX France n'est pas menacé

Les 2.000 salariés des chantiers navals seront fixés "vers la fin du mois d'octobre ou dans le courant du mois de novembre" sur les intentions du groupe sud-coréen STX, principal actionnaire, et de ses créanciers, selon Le Figaro de samedi. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a assuré dimanche que "les Chantiers de l'Atlantique ne sont pas menacés".

3 mn

Au total, 2.000 salariés et 4.000 employés des sous-traitants dépendent de STX France. REUTERS.
Au total, 2.000 salariés et 4.000 employés des sous-traitants dépendent de STX France. REUTERS. (Crédits : Reuters)

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a voulu "rassurer" dimanche les Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire dont "ni l'activité ni l'emploi ne sont menacés", malgré des rumeurs de cession par le principal actionnaire, le Sud-coréen STX.

"Je veux rassurer les chantiers de l'Atlantique et St-Nazaire", a déclaré le ministre lors du Grand rendez-vous Europe1-iTélé-Le Monde. "Non les chantiers ne sont en aucun cas menacés", a-t-il ajouté.

"Les chantiers de l'Atlantique eux-mêmes ne sont pas menacés, ils ont une qualité exceptionnelle et des commandes pour plusieurs années (...) nous veillons à la structure capitalistique mais ni l'activité ni l'emploi ne sont menacés", a insisté M. Moscovici.

Il a assuré que Paris n'avait "pas été prévenu" formellement d'une éventuelle revente.

"STX connaît des difficultés financières depuis des années et est maintenant entre les mains de ses créanciers, notamment une banque publique coréenne (...). Ils sont en train de réfléchir à une cession d'activités ici ou là et nous avons eu vent, nous n'avons pas été prévenus, qu'ils réfléchissaient sur leurs actifs européens", a expliqué M. Moscovici.

Mais, a-t-il rappelé, "l'Etat via bpifrance est actionnaire à 33%" des chantiers de l'Atlantique donc sera d'abord "prévenu" puis ne restera "pas inerte".

Samedi, le Figaro citant une note interne de Bercy assurait que la décision sur une éventuelle mise en vente des chantiers navals STX France interviendrait fin octobre ou courant novembre.

La presse coréenne avait fait état le 10 octobre de l'intention la Korea Development Bank, premier créancier de STX, de procéder à la vente de STX Europe, principal actionnaire de STX France.

La décision sur une éventuelle mise en vente des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire est attendue fin octobre ou courant novembre, affirme samedi le quotidien Le Figaro, citant une note confidentielle de Bercy.

Les 2.000 salariés des chantiers seront fixés "vers la fin du mois d'octobre ou dans le courant du mois de novembre" sur les intentions du groupe sud-coréen STX, principal actionnaire, et de ses créanciers, écrit le journal.

La "Korea Development Bank (KDB)", en difficulté financière du fait de son engagement important dans STX, réfléchit à la revente de la filiale européenne", confirme Bercy dans cette note.

La KDB va "traiter cette question prochainement", indique de son côté un porte-parole de la banque, cité dans le journal, affirmant que l'affaire n'est pas encore tranchée.

La presse coréenne avait fait état, le 10 octobre, de l'intention de la Korea Development Bank de procéder à la vente de STX Europe, principal actionnaire de STX France.

Les rumeurs d'une cession avaient incité les syndicats des chantiers à appeler l'Etat, détenteur à 33% de STX France, à la rescousse.

"Le carnet de commandes relativement fourni des chantiers européens, ainsi que leur haut niveau de savoir-faire permettraient des rentrées rapides et conséquentes de liquidités en cas de revente", estiment, dans leur note, les experts du ministère de l'Economie et des Finances.

Jeudi, la CGT des chantiers navals SXT à Saint-Nazaire s'est élevée contre la volonté de la direction de dénoncer des accords d'entreprise.

Les chantiers STX France ont démarré fin septembre à Saint-Nazaire la construction du plus grand paquebot de croisière du monde, un navire de la classe des "Oasis", pour l'armateur américain Royal Caribbean Cruises.

La commande de ce navire, qui fera 360 mètres de long sur 60 m de large, est estimée à un milliard d'euros.

Au total, 2.000 salariés et 4.000 employés des sous-traitants dépendent de STX France.

3 mn

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 18
à écrit le 28/10/2013 à 16:57
Signaler
Attention lorsque ce ministre déclare qu'il n'y a aucun danger, il faut s'attendre au pire.

à écrit le 28/10/2013 à 9:40
Signaler
Attention danger ! Parole de Moscovici ne vaut pas grand chose.

à écrit le 28/10/2013 à 8:36
Signaler
on ne s"en fout pas ,mais dans tout les cas il ne sera plus la et zero non plus

à écrit le 27/10/2013 à 22:51
Signaler
Encore une appréciation à la va vite d'une réalité qui dépasse les connaissances d'un simple énarque,, au risque de paraitre ridicule une fois de plus, et de nos jour cela peut être politiquement mortel en cas de répétition. Un peu moins d'arrogance ...

à écrit le 27/10/2013 à 19:36
Signaler
C'est un dossier important pour notre région . Mais que connait MOSCOVICI du dossier ? Je fais beaucoup plus confiance aux autorités politiques et aux milieux économiques de La Région , qui eux connaissent le problème (STX , sous-traitants ......

à écrit le 27/10/2013 à 18:56
Signaler
Quand on connaît la valeur des propos de Mosco, il y a de quoi s'interroger

à écrit le 27/10/2013 à 13:24
Signaler
La survie de St Nazaire, c'est un choix économique et politique. Un exemple:la compagnie SNCM a un projet de construction de quatre navires. Sa survire dépend, en partie, de ce projet.Quatre navire pour un chantier, ce n'est pas rien. Just do it?

à écrit le 27/10/2013 à 10:51
Signaler
Bon la question est de savoir si le syndicat souhaite un changement de portance, soit une vrais avancer pour maintenir l'emploi, ou comme toujours un discours réactionnaire loin des réalité économique de ce monde... Car cette entreprises ne fonctionn...

à écrit le 26/10/2013 à 19:12
Signaler
Petite question, sur les 2000 salariés du chantier naval, combien sont des travailleurs Français?, je pose juste cette question, car on m'a soufflé à l'oreille qu'une grande partie de ces salariés étaient des Polonais et des ressortissants des pays ...

le 26/10/2013 à 20:01
Signaler
Les polonais sont des employés d'entreprises externes qui louent leurs services à STX. L'avenir des chantiers, c'est beaucoup plus que les seuls salariés.

le 26/10/2013 à 21:04
Signaler
@toccata Les travailleurs étrangers n'apportent absolument rien à l'économie locale!. l'avenir des chantiers ne peut exister qu'avec des ouvriers Français!.

le 26/10/2013 à 22:30
Signaler
C'est vrai, ils n'apportent pas beaucoup à l'économie locale, mais toutes les entreprises prestataires ne sont pas étrangères, il y a beaucoup d'artisans et de petites entreprises locales. Et puis c'est mieux d'avoir des polonais (soumis au même droi...

le 27/10/2013 à 7:40
Signaler
LEtat seul ou l'Etat, et Alstom (ex-actionnaire de l'ensemble) doivent racheter ABSOLUMENT.

à écrit le 26/10/2013 à 17:09
Signaler
Un circuit cuit ? Les coréens achètent notre minerai pour en faire de l'acier inoxidable vendu au Japon comme utilisé pour construire nos navires ... en Corée avec des équipements électroniques français. En contrepartie on leur demande de prendre une...

à écrit le 26/10/2013 à 16:26
Signaler
Preuve est que les Coréens sont à la limite dans la construction naval, STX peut et doit se relancer . Les Us et les Anglais....Queen Elisabeth ont fait confiance à ce chantier, c' est que quelque part il y a quelque chose .

à écrit le 26/10/2013 à 14:06
Signaler
Ce proverbe qui utilise des termes guerriers image bien notre système économique décadent, acheter au son du canon et vendre au son du clairon. Nous (L'état) allons perdre encore combien dans ce nouveau jeu de monopoly ou nous sommes toujours les gr...

à écrit le 26/10/2013 à 13:07
Signaler
Coréens, Chinois, Qataris....deux mots simplement : Pauvre France !

le 26/10/2013 à 14:11
Signaler
Blague du jour : et l'Europe dans tout ça ?

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.