Boeing : vers un report des premières livraisons du 787 "Dreamliner" à l'été 2010

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Le constructeur aéronautique américain devrait repousser les premières livraisons de son nouvel avion, le B787 "Dreamliner", de plus de six mois, à l'été 2010, croit savoir le Wall Street Journal en ligne.

Le constructeur aéronautique américain Boeing devrait repousser les premières livraisons de son nouvel avion, le B787 "Dreamliner", de plus de six mois, à l'été 2010, rapporte le Wall Street Journal (WSJ) en ligne. Selon le quotidien économique, qui cite des sources proches du dossier, l'avionneur a réuni ses fournisseurs et partenaires sur ce programme ces derniers jours pour évaluer la situation et devrait annoncer un nouveau calendrier d'ici à la fin du mois.

Cité par le WSJ, un porte-parole du groupe a simplement indiqué que le constructeur était "actuellement en train de revoir le calendrier" du programme, refusant de commenter davantage.

Les premières livraisons de cet appareil de nouvelle génération, qui promet les plus importantes économies d'énergie du marché, sont prévues actuellement au troisième trimestre 2009. Mais, confronté à des problèmes industriels ainsi qu'à l'impact de la grève de ses mécaniciens qui a paralysé ses usines pendant deux mois, Boeing a reconnu début novembre qu'il ne pourrait réaliser le vol d'essai de l'avion d'ici à la fin de l'année, comme prévu. Il s'agissait ni plus ni moins que du quatrième report du lancement du Dreamliner, sur lequel il a réalisé un énorme pari commercial et qui accumule déjà deux ans de retard.

L'avionneur souhaiterait désormais fixer une date définitive, selon le WSJ, les reports à répétition ayant un effet désastreux sur son image et l'exposant à des demandes d'indemnisation des compagnies clientes, qui à ce jour ont commandé près de 900 exemplaires de cet appareil.

A la Bourse de New York, les investisseurs ont mal accueillis cette nouvelle et le titre Boeing a perdu près de 11 en séance. Mais comme l'ensemble des marchés, l'action s'est redressé, finissant en hausse de 0,87% à 39,53 dollars.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pourquoi Airbus et Boeing ont-ils tant de problèmes pour industrialiser leurs dernier-nés ? Tout fonctionnait à merveille il y a encore quelques années, à peine l'annonce du lancement de l'avion faite, les commandes affluaient et le premier vol arrivait sans avoir eu le temps de se retourner. Les technologies de ces projets sont-elles devenues trop difficiles à mettre au point ? Sont-ils fiables ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Elles sont surtout vendues trop tôt et trop vite. On veut toujours réduire les temps de recherche, de fabrications... ceci est valable dans tout les domaines. Qui a oublié les louanges de l'UMTS en 2000 et qui est seulement valable depuis deux ans!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A mon avis, Airbus ou Boeing ont du dépenser toutes leur argent dans le marketing et des clopinettes dans la conception de leurs produits.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cela peut vouloir dire aussi que le Dreamliner est un avion
vraiment innovant, avec sa forte proportion de composites,
qui peut poser des problèmes aux sous-traitants !

Quand les marketeurs imposent les delais aux ingenieurs pour un produit innovant, souvent la réalité se venge durement ! Bonjour les surcouts et les retards !

Et surtout grand merci aux marketeurs !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est surtout que ces appareils représentent un saut technologique et que les contraintes et les normes sur ces avions sont de plus en plus lourdes: consommation, bruit, pollution, charge d'emport, distance en une seule fois, fiabilité accrue ...
Ces retards sont bons pour Airbus
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour Airbus, il s'agit d'un problème de cablage. Les Allemands ont voulu cabler l'avion selon leur méthode (ils en avaient marre de voir les Français réaliser trop de choses et voulaient un recentrage) contre l'avis de la Direction d'EADS. Or, il s'est avéré qu'ils furent incapables de le faire. Les A380 furent donc livrés à Toulouse non cablés. C'est ainsi que les équipes toulousaines, qui n'avaient rien prévu, durent en toute hâte, former des équipes et faire un travail qui n'était pas planifié. De ce fait cela a bouleversé les plans, causant le décalage que l'on sait. Les 20 premiers exemplaires sont donc cablés à la main (des dizaines de km de fil), en attendant la mise en place d'un cablage automatique comme pour l'A320, ce dernier n'ayant jamais connu de problème.
Quant au Dreamliner, c'est un problème d'organisation. Boeing a voulu externationaliser dans des dizaines de pays, la fabrication pour ne devenir qu'un assembleur. Or, cela c'est trouvé catastrophique surtout en voulant créer un avion tout carbone. L'assemblage des différents panneaux s'est réalisé de manière moins fiable que prévu. Il a fallu refaire toutes les soudures à la main. De plus, l'externationalisation a montré s'est limite avec une grève de 2 mois qui a chambulé toute l'organisation. Boeing a compris la leçon, mais maintenant doit faire face à un retard de 2 ans. C'est amusant de constater que Boeing s'est flatté de la maîtrise de son opération Dreamliner lorsque Airbus annoncé les retards de livraison de son A380. Aujourd'hui, presqu'une dizaine de A380 ont été livré et font le bonheur des compagnies qui les possédent. Le Japon, pro-Boeing, qui avait tout misé sur le Drealiner, pense maintenant à l'A380.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis d?accord avec Hervé, il faut rajouter la responsabilité suppl Chain qui a montré ces limites.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
jcbly excellentes tes infos, tu sors tout ca d'ou ??
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

Airbus a intégré les composites carbone dans la construction de ses avions depuis le début en franchissant des étapes technologiques validées en vol commercial avant de passer à la suivante ,de la voilure V10F au tronçon central de l'A38O en passant par la voilure extérieure de l'ATR72.Espérons que l'A350,après avoir subi la terrible pression commerciale du Dreamliner et pris en compte les déboires de Boeing ,reviendra dans sa nouvelle "mouture" à la sagesse d'avancée technologique maitrisée qui a si bien réussie à Airbus jusqu'à présent.
Un futur passager qui n'a pas envie de connaitre les "maladies de jeunesse" des avions TOUT CARBONE !

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