Airbus obtient un sursis de trois mois pour l'avenir de l'A400M

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Les pays clients du futur avion de transport militaire d'Airbus ont signé un moratoire de trois mois repoussant au 1er juillet la possibilité d'abandonner le programme, afin de négocier une solution pour le sauver.

Un sursis de trois mois pour l'A400M, le futur avion de transport militaire d'Airbus. Le groupe EADS (maison mère d'Airbus) et l'Organisation européenne de coopération en matière d'armement (OCCAR), qui représente sept pays clients, ont en effet signé un moratoire repoussant au 1er juillet la possibilité d'abandonner ce programme qui accumule les retards, a indiqué ce mardi le ministère français de la défense.

Cette signature formalise un compromis trouvé en mars entre les ministres des sept pays concernés (Allemagne, Espagne, France, Royaume-Uni, Turquie, Belgique et Luxembourg). Ces pays avaient à l'origine le droit contractuel de résilier le contrat de l'A400M dans son intégralité au 1er avril 2009, faute d'un premier vol de l'appareil. Ils viennent ainsi de donner trois supplémentaires à Airbus afin de sauver du désastre ce programme de 20 milliards d'euros.

Des discussions doivent permettre à EADS et aux clients de faire un point sur l'état du programme, ses difficultés de mise en oeuvre et la question des pénalités financières, qui ont déjà contraint le groupe européen d'aéronautique et de défense à passer pour 2,1 milliards d'euros de provisions. Airbus se dit actuellement incapable de fournir une date officielle pour le premier vol de l'avion, en raison de problèmes avec le système de motorisation, ce qui provoque la colère des pays clients.

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