Dassault a vendu 60 Rafale en 2009... à la France

Le constructeur aéronautique français a accusé un repli de 15,5% de son bénéfice net l'an passé, à 315 millions d'euros. C'est nettement mieux que les attentes. Les résultats devraient encore reculer en 2010.

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Résultats en baisse mais supérieurs aux attentes pour Dassault Aviation. Le groupe aéronautique français a accusé en 2009 un repli de 15,5% de son résultat net, à 315 millions d'euros. Le résultat opérationnel s'établit pour sa part à 393 millions d'euros, soit une baisse de 9,4% sur un an. Le consensus établi par Reuters misait respectivement sur 274 millions et sur 333 millions.

Le groupe précise que son résultat net tombe à 257 millions d'euros en prenant en compte l'amortissement lié à l'allocation du prix d'acquisition de Thales, ce qui représente un repli de 31% par rapport à 2008. En vertu d'un accord signé en décembre 2008, Dassault a acquis en mai les titres détenus par Alcatel-Lucent, montant ainsi à 25,9% du capital (20,4% des droits de vote) du groupe français d'électronique de défense.

Du côté des commandes, Dassault affiche un solde négatif de 1,32 milliard d'euros, plombé par celui de sa branche Falcon (-3,85 milliards). Le groupe a enregistré sur l'ensemble de l'année 98 annulations de plus que de commandes pour ses avions d'affaires. Il a notamment dû faire face à l'annulation d'un accord avec Netjets, qui portait sur 65 avions. "Ils seront recommandés et livrés en fonction de l'évolution du marché", précise le groupe.

Par ailleurs, Dassault a vendu l'an passé 60 avions de combat Rafale. L'intégralité à la France, le groupe attendant toujours de remporter son premier contrat à l'exportation. Il est cependant bien placé pour y parvenir au Brésil. L'armée brésilienne, la FAB, pourrait en effet commander 36 Rafale pour 4,5 à 5 milliards d'euros.

Côté livraison, l'avionneur a livré un nombre record de 77 Falcon en 2009, contre 72 exemplaires l'année précédente. Il a également livré 14 Rafale. Le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne a précisé au cours d'une conférence de presse que le chiffre d'affaires 2010 devrait être stable (après une baisse de 8% cette année) et que ses résultats devraient être "un peu moins bons".

Le groupe proposera par ailleurs un dividende de 8,80 euros par action.

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Commentaires 11
à écrit le 28/11/2010 à 17:58
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Je connais les pratiques des concurents et nos services ont les mêmes. Quand vous admettez qu'il faut deux ans encore pour disposer d'un radar à niveau, ce n'est plus moi qui affirme que cet avion est techniquement dépassé, c'est vous. vous avez rai...

à écrit le 06/04/2010 à 17:55
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Depuis 3 ans sur un "champ de bataille" ? Des Rafale pour écraser des mouches. Vous connaissez l'adage ? Pourquoi le Rafale ne se vend pas ? C'est qu'il ne rempli aucun cahier des charges et dont le coût ne rentre dans aucune enveloppe budgétaire. Et...

à écrit le 06/04/2010 à 14:29
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moi je me rappellerai des agitations sarkomiques sur le fait que le contrat était déjà signé par le Brsil en septembre 2009...

à écrit le 19/03/2010 à 8:27
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Quand bien même, la théorie de la demi-heure ne tient pas. Ou alors elle est valide pour l'ensemble des acteurs en présence. Quelle est l'espérance de vie d'un F22, d'un F35, d'un Su 35, d'un IDF, d'un J10 ou d'un Eurofighter? CQFD aussi! Pourquoi...

à écrit le 18/03/2010 à 12:54
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Un vrai champ de bataille cela s'entend entre ennemis du même calibre et dotés de moyens techniques équivalents. CQFD

à écrit le 18/03/2010 à 10:26
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Belle avion. Efficace, il donne satisfaction aux militaires. Pour Charles: vous le dites plus chère que ceux de la concurence, il faudrait être plus précis. Ce n'est le cas ni avec le F35 ni avec le F22. D'autre part, les rafales sont déployés d...

à écrit le 18/03/2010 à 9:27
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Erreurs industrielles qui font un avion peu adapté au marché et techniquement en retard, erreurs politiques qui ont repoussé le programme, erreurs à la vente en confondant marketing et copinage. Le pauvre Rafale est devenu inexportable tant ses conc...

à écrit le 18/03/2010 à 9:26
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Espérons que pour préserver un bureau d'études trés performant certes mais qui pourrait facilement être intégré à EADS,on ne fasse pas payer au contribuable des Rafale hors de prix et invendables par ailleurs,qui ne feraient qu'abonder la dette publi...

à écrit le 18/03/2010 à 7:44
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Heureusement que l'on ne vend pas de rafales à l'export ça mettrais M.Lagarde en colère ! Encore une petite subvention pour un avion de combat qui coûte 2 fois plus chers que les autres et au fait pour attaquer qui ? Evidement qu'il faut se défendre ...

à écrit le 17/03/2010 à 18:17
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Bon, un avion de combat, c'est pas une clio, c'est une arme, il faut vingt ans pour en faire un, 10 pour un avion de tranpsort, il faut des accords politique pour pourvoir les vendre à un client, un avion de combat est d'abord fait pour repondre à u...

à écrit le 17/03/2010 à 17:37
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mort

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