Berlin émet des réserves sur la fusion EADS-BAE
latribune.fr (source AFP)
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Les gouvernements français et allemand verront-ils leur influence sur EADS diminuer? Berlin craint en tout cas que le projet de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems ne contrevienne au droit européen, en raison des actions préférentielles qui doivent être accordées à l'Allemagne, à la France et la Grande-Bretagne, selon le Der Spiegel de dimanche. "L'Union européenne n'autorise les « golden shares » que pour les activités d'armement, lorsque les questions de sécurité nationale à défendre sont concernées. Pour les activités civiles, c'est contraire au droit européen", écrit Der Spiegel, citant une source "proche des négociations".
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Perte d'influence
L'hebdomadaire explique aussi que cette action préférentielle a été proposée par EADS à l'Allemagne et à la France, pour apaiser leurs craintes sur une éventuelle perte d'influence au sein du nouvel ensemble, où leur participation sera moindre que les 22,35% qu'ils contrôlent actuellement dans EADS. L'agence de presse allemande DPA avait cité jeudi des "sources proches du gouvernement" selon lesquelles Berlin aurait de fortes réserves sur le projet, de peur de voir son influence diluée dans le nouvel ensemble.
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