Thales : des prises de commandes en berne en 2012

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Le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy // Denis Allard REA
Le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy // Denis Allard REA
Les prises de commandes de l'année 2012 se situent en retrait de 6 % à périmètre et change constants. Le nouveau PDG de Thales veut mettre le cap sur les pays émergents où le groupe devra aller chercher la croissance.

Thales souffre. Non pas au niveau des résultats financiers, qui s'améliorent progressivement pour retrouver des niveaux connus avant 2009 (hausse de 13 % du résultat opérationnel, à 848 millions d'euros, hors DCNS, soit une marge de 6,4 %), mais sur les prises de commandes, qui régressent... A périmètre et change constants, les prises de commandes de l'année 2012 se situent en retrait de 6 % par rapport à l'année 2011, qui avait bénéficié au troisième trimestre du contrat de modernisation des Mirage 2000 indiens pour plus de 1 milliard d'euros. Hors ce contrat, les prises de commandes progresseraient de 4 %, précise Thales dans un communiqué publié jeudi en fin d'après-midi. Le ratio des prises de commandes sur chiffre d'affaires ("book-to-bill") ressort ainsi, comme attendu, à 0,95 sur l'année, hors impact DCNS (0,94 y compris impact DCNS). Au 31 décembre 2012, le carnet de commandes consolidé atteint 29,658 milliards d'euros. Soit plus de deux ans d'activité (25 milliards hors impact DCNS consolidé à hauteur de 35 %).

Cap sur les pays émergents

Le groupe d'électronique table sur des prises de commandes en légère croissance en 2013, grâce notamment à la performance attendue dans les pays émergents, explique Thales. Ce sera l'un des axes de développement du nouveau PDG, Jean-Bernard Lévy, qui s'avoue déçu par les performances du groupe dans ces pays. Il juge les prises de commandes dans les pays émergents "décevantes" par rapport au discours du groupe, qui vante la multidomesticité de son action commerciale. A Pascale Sourisse en charge désormais du grand export chez Thales de développer le "business" international dans ces pays à forte croissance, estime-t-il. L'électronicien va donc se focaliser vers les pays émergents pour compenser les marchés militaires en berne dans les pays européens, contraints de réduire la voilure dans les dépenses de défense.

Hausse du chiffre d'affaires

Le groupe d'électronique civil et militaire a enregistré un bénéfice net 2012 en hausse de 13 % et prévoit une progression de 5 à 8 % de son résultat opérationnel pour l'année en cours grâce à ses efforts de productivité. Le bénéfice net s'est monté à 585 millions d'euros, contre 517 millions en 2011, indique  Thales. Le chiffre d'affaires a progressé de 9 %, à 14,1 milliards d'euros (+ 1,5 %, à 13,2 milliards hors DCNS), grâce à la consolidation de sa participation de 35 % qu'il détient dans DCNS. Il dépasse les attentes des analystes qui tablaient sur 13,8 milliards. Le "free cash flow" opérationnel a augmenté fortement, à 669 millions d'euros. A la suite de plusieurs cessions d'activités en 2012, le groupe termine l'année avec une trésorerie de 1,5 milliard d'euros (909 millions hors DCNS), contre 192 millions en 2011.

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Commentaires
a écrit le 01/03/2013 à 10:13 :
Si groupe Thales s'occupait à vendre ce qu'il sait bien faire (radars, système de commandement, optique) et laissait ce pourquoi il est beaucoup moins bien place (missiles), cela lui permettrait de investir dans des technologies qu'il connait bien et permettrait à MBDA de vendre ce qu'il savent faire au lieu de se battre avec Thales qui a la bénédiction du gouvernement, contre toute logique.
Réponse de le 06/03/2013 à 21:50 :
Ah ah

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